dimanche 30 août 2015

le colonel Ould Beibecar et Hanoune Diko . les oubliés de la République, mais la République existe-t-elle ?


 Ce que je reçois et lis avec intérêt. Contestant cependant les 55 ans de manque de considération, évoqués par Hanoune Diko. Non ! jusqu'en 1978 et donc à la succession des régimes militaires, le régime fondateur - Moktar Ould Daddah et ses co-équipiers - a considéré les haratines. Les demandes des maîtres d'esclaves devaient être rejetées par la justice et ceux-ci systématiquement déboutés. Plusieurs circulaires du ministre compétent, revues par le Président. Pour l'ensemble de la question, celle-ci ne se posait pas pour Moktar Ould Daddah : pas de distinction de races ni de classes en Mauritanie, mais "faisons ensemble la patrie mauritanienne".

http://haratine.blogspot.fr/


Hanoune Diko . dimanche 30 Août 2015

Félicitations colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar !


Mon colonel, j’ai lu avec la plus grande  attention votre sortie intitulée : « Les Harratines, ces oubliés de la République ». Vous avez vue juste colonel mais je ne peux m’empêcher à me poser la question  si le mot  la « République »  scie encore à la Mauritanie actuelle ?

La république : «  est un système politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple qui exerce le pouvoir politique directement ou par l'intermédiaire de représentants élus. Ceux-ci reçoivent des mandats pour une période déterminée et sont responsables devant la nation. Par ses représentants, le peuple est la source de la loi. L'’autorité de l'Etat, qui doit servir le "bien commun", s’exerce par la loi sur des individus libres et égaux. »

N’est ce pas tout le contraire de ce qui se passe actuellement? Je vous encourage à continuer de prêcher la vérité, rien que la vérité car c’est sur elle repose l’avenir de chacun de nous. Si nous sommes unis sur la vérité, rien ne pourra nous désunir dans l’avenir.

S’il existe des oubliés ou exclus dans cette république « bananière » des militaires, se sont bien les haratine qui occupent la première place puisqu’ils sont doublement victimes de l’esclavage et du racisme.

J’apporte juste un témoignage  d’éclaircissement en tant que militant abolitionniste qui  vit à l’extérieur depuis 17 ans et je sais de quoi je parle.

En parlant la division d’El-Hor en deux parties, vous dites : « Celle des opportunistes qui font de la lutte contre l’esclavage un fonds de commerce avec le pouvoir, et celle des idéalistes qui en font un fonds de commerce auprès des pays étrangers.»

Je suis entièrement d’accord avec vous,  des soi-disant intellectuels cadres haratine qui alimentent la propagande mensongère pour être cooptés par le pouvoir en font un véritable fond de commerce voire de la prostitution politique pour un poste qui répond à la logique du ventre plein, nègre content au détriment des victimes depuis l’indépendance.  Se sont les pires ennemis des haratine et n’ayons jamais froid aux yeux à le dire haut et fort.

Par contre je peux vous assure  le « fond de commerce »  de ceux vous identifiez parmi les idéalistes en bon intelligence avec des pays étrangers n’y gagnent rien à vrai-dire à part d’être bannis, fichés à jamais dans l’administration Mauritanienne comme la peste.

 Ils sont exclus, haïs, diabolisés, marginalisés, traqués comme des dangereux terroristes qui menacent la fameuse « unité nationale » qui n’a jamais existé sur le territoire national. Ils sont  mis en embargo dans leur propre pays alors que leur seul souci est d’en découdre avec ce crime contre l’humanité qui est l’esclavage. Comment construire l’unité nationale d’un pays pendant que la majorité est privée  le droit d’exister ?

La traque, l’arrestation et la détention arbitraire de Biram Dah Ould Abeid, Brahim Rhamdane Ould Bilal et Djiby Sow ne sont elles pas là comme cas d’école en 2015 pour nous rappeler cette dure réalité mon colonel ? Nous n’avons pas eu  d’interlocuteur sérieux depuis 55 ans alors les idéalistes ont été forcés de demander l’arbitrage des pays étrangers qui font vivre l’état Mauritanien.

En vous remerciant d’avance

Diko hanoune

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