mercredi 15 février 2017

journal de maintenant - mercredi 15 février 2017

Affaire Mkheitir : pour contourner l'interdiction, Cridem verse dans le recel de plagiat... - chez Vlane . blog http://www.chezvlane.com/2017/02/


 




Afin d’éviter d’écrire un mot au sujet de ce trafic d’article volé, j’ai appelé ce soir Cridem pour que cette affaire reste entre nous. J’ai demandé que l’article en question soit retiré puisqu’il s’agit d’un plagiat non seulement des idées mais par paragraphes entiers. Cridem m’a expliqué que ce n’était pas possible de retirer l’article sinon certains esprits mal intentionnés pourraient y trouver matière à interprétation douteuse. 

On peut s’étonner de la réponse de Cridem sachant que l’avant-dernier article du célèbre ingénieur Mohamed Haidara  «  l’Ambassade des USA soutient le Marathon International de Nouadhibou » a été retiré alors que le sportif est tout sauf un activiste. Pourquoi alors cette censure sans ménagements ? Sans entrer dans les détails du coup de fil de l’actionnaire opposant au régime à l’origine de la pression sur Cridem, il suffit de lire cette phrase innocente du sportif  à l’origine du coup de ciseaux car c’est trop de fleurs jetées au pouvoir : 

«  Son Excellence Monsieur Andre Larry EDWARD Jr a visité toutes les régions de notre Mauritanie pour prouver que nous avons un pays sûr et bien sécurisé. »
L’article a été retiré mais sur le net on retrouve «  en cache » la publication sur Cridem :

Ainsi quand un sportif dit la vérité sur la situation sécuritaire, on retire son article mais quand pour le journal l’Authentique un journaliste encagoulé qui écrit sous le pseudo «  Ahmed B »  pille sans scrupules un article de Vlane, on estime que ce n’est rien. 

C’est de la provocation qui mérite une réponse diplomatique.

Cridem n’a même pas voulu, comme je l’ai demandé, mettre en bas de l’article un mot pour dire qu’ils ont reçu un appel de Vlane pour les mettre en garde contre le recel de plagiat. Apparemment Cridem gagne là un moyen de publier mes idées et même mes mots en contournant mon interdiction de publier mes articles. Si j’ai interdit à Cridem de publier mes articles c’est pour plusieurs raisons notamment parce qu’ils font une revue de presse orientée.  Ce qui en soit n’est pas un crime.

Ainsi quand mes articles accablent le pouvoir, c’était publié sur-le-champ  par Claude K allah yarahmou pour le grand bonheur de Cridem car ils étaient parmi les plus lus mais quand il s’agissait de se féliciter de telle ou telle action du pouvoir, mes articles étaient systématiquement censurés surtout quand le pays traversait une crise…

On peut comprendre qu’à l’heure du journalisme-papier mort que bien des journalistes ne sauraient exister sans être publiés sur Cridem puisque désormais ils envoient eux-mêmes leurs articles mais ce n’est pas notre cas car on ne s’adresse pas à la même population. On n’écrit pas pour divertir quelques lecteurs derrière leur écran pour égailler des commentaires anonymes qui diffament à loisir. Aussi ai-je choisi d’écrire to the happy few : les intellectuels mauritaniens bilingues, les chancelleries étrangères et les étrangers qui suivent de près ce qui se passe. Cela demande une lecture dynamique.

Nos articles sont engagés et si on peut atteindre notre objectif depuis des années sans Cridem c’est que nous n’en avons pas besoin pour être lu comme il faut par les gens qu’il faut surtout grâce à un réseau de sites amis et partenaires. Cridem a désormais plus besoin de nous que nous d’eux.  De là cet infâme procédé de recel de plagiat.

On peut donc comprendre qu’on se fâche quand on voit que Cridem non seulement reprend les articles d’un voleur mais en plus refuse de le retirer, nous obligeant encore une fois à nous plaindre de cet infâme procédé de recel en bande organisée.

L’article que ce plumitif escroc a pillé  a pour titre chez Vlane « Contre-attaque TV : Mekfoula accuse le gouvernement mauritanien de démission face à l'invasion du wahhabisme... »


Et chez Cridem qui reprend l’Authentique c’est «  Affaire Ould Mkheitir : derrière le mur de façade… »


Les passages pillés textuellement sont aux nombres de 7 sur Cridem. Voir la copie d’écran.

Le plagiat c’est du vol.  Ce n’est pas une plaisanterie sauf  aux yeux de ceux qui n’ont jamais fourni le moindre effort intellectuel sinon pour piller ou jouir du recel. Plusieurs fois nous avons pris des intellectuels mauritaniens en flagrant délit jusqu’au pouvoir mauritanien qui a pillé aux Sénégalais le texte sur la loi contre la cybercriminalité


 puis Alakhbar.info nous a pillé à ce sujet.


 Sommes-nous vraiment un pays de voleurs ?

Nous invitons le journal L’authentique à mieux choisir leurs collaborateurs et nous invitons Cridem a plus de réactivité quand un cas de plagiat leur est signalé surtout par l’auteur pillé.  Quant à l’auteur, à la rigueur il pourrait voler mes idées sans me citer, ce n’est pas grave mais signer mes propres mots, ça c’est trop et si on ne dit rien cela deviendra une habitude.

D’ailleurs en parlant de voleur, parlons d'imposteur... L’autre jour, sur Al Jazeera, un forgeron mauritanien expliquait son art en se plaignant d’être marginalisé par le pouvoir. Il nous a appris qu’il voyageait à ses frais en Europe pour représenter l’artisanat mauritanien. On félicite le ministère de ne plus faire voyager ce monsieur car le reportage fait un gros plan sur des bagues présentées comme étant de chez nous alors qu’il s’agit de bagues en argent turques ! On les vend désormais à Nouakchott entre 7 et 9 mille ouguiyas.


Pauvres forgerons, ils en sont désormais là…

 Ils ne font plus rien de valable ou si peu. Le meilleur de notre artisanat ancien est acheté par les marocains et les ramènent à la métropole où cela devient de l’art marocain. Tous les forgerons connaissent l’histoire et le circuit. 


Le ministère de l’artisanat devrait être fermé car ils n’ont jamais rien fait pour sauver le savoir-faire quand les vieux forgerons savaient encore quelque chose. On aurait dû leur ouvrir des ateliers, leur donner des salaires pour qu’ils forment la génération suivante.

Au lieu de ça par pur mépris du forgeron dont le sort de Mkheitir est la preuve éclatante, nous avons sacrifié nos ingénieurs… Eux les gardiens du génie mauritanien de la création : maîtres des armes, maîtres de tous les instruments du quotidien, maîtres même des instruments de musique. Il en faut du talent dans mille disciplines pour savoir ce qu’il faut à un guerrier à une Diva ou une femme au foyer pour leur faciliter la vie efficacement et avec bon goût.

Aujourd’hui plus misérables que jamais, leurs enfants ont fui la profession pour ouvrir des « clés minutes ». Ce qui reste est brave mais a perdu la main. Il faut aller à la « foire » voir le désastre. Rien n’est fait pour ce lieu abandonné comme on a laissé mourir  de faim le vieux lion du zoo sans parler du pauvre crocodile dont seule la tête avait assez d’eau pour se cacher. Pourtant ce lieu aurait pu être mis à profit pour réunir les artisans, les artistes plasticiens, faire un parc au lieu d’attendre que les derniers Mohicans ferment boutiques pour vendre le terrain aux commerçants comme on a tué les jardins maraîchers de Nouakchott en attendant de vendre l’espace aux commerçants quand les ayant-droits auront baissé les armes.

Une pensée à Salka : mémoire vivante de notre artisanat.

Quand on regarde ce qui arrive à ce pays dans tous les domaines, on doute que malgré tous les discours nationalistes il y ait vraiment des mauritaniens au pouvoir qui aiment les mauritaniens.  Quand on a le pouvoir d’agir sur les événements, ne rien faire ou mal faire est un crime. 

Nos forgerons ne font plus que de la pacotille, il faut leur retirer leur passeport de sorte que l’humiliation reste entre nous. 
Publié il y a 6 hours ago par vlane.a.o.s.a