lundi 7 mars 2011

un cas flagrant du savoir-détruire ambiant

Ce que je reçois d'un correspondant.

De la tentative désespérée des autorités de ternir l’image d’un des meilleurs cadres de ce pays


La Direction des Crimes Economiques, une unité rattachée a la direction Générale de la Police, continue de harceler Moulaye Al-Arbi Ould Moulaye M’hamed, l’ancien Directeur General de Sonimex, dans une tentative désespérée d’atteindre à l’image d’un homme hors soupçon dont le seul crime est d’avoir choisi de mettre ses hautes qualifications au service de son pays et refusé de se compromettre en contrepartie. Cette affaire met à nu les prétentions des autorités actuelles en matière de lutte contre la gabegie et accrédite l’idée que notre pays est gouverné par une bande d’arrivistes sans foi, ni loi, pour lesquels l’intérêt national et les droits des individus n’ont aucun sens.Moulaye Al-Arbi Ould Moulaye M’hamed pour ceux qui ne le connaissent pas est l’un des meilleurs cadres de sa génération. Major au Bac C, élève au lycée préparatoire aux grandes écoles en France, sortant de l’école centrale de Paris, sa carrière était tracée en France et dans le reste du monde. Il a choisi de revenir et de servir son pays premièrement comme cadre de la SNIM, ensuite comme consultant expert en contrôle de la qualité, avant d’être nommé par le gouvernement de transition de Sidi Mohamed O Boubacar comme directeur général de Sonimex. Il a été démis de ses fonctions durant la vacance constitutionnelle qui a suivi le coup d’Etat militaire d’Aout 2008. Son profil technique et professionnel ne lui est jamais monté a la tête comme c’est souvent le cas dans notre pays. Il est resté modeste, serein, et disponible pour toute contribution au bien-être de ses compatriotes.
La Direction des Crimes Economiques est une structure créée par l’ancien Chef de l’Etat Ould Taya, à la fin de son régime pour se donner bonne conscience. Elle n’a jamais été plus qu’une structure en plus dans un dispositif de contrôle des finances publiques qui a depuis longtemps cessé d’être fonctionnel. Elle ne doit sa notoriété qu’a son triste zèle dans des affaires ou le caractère politique l’emporte sur le souci de justice et de défense de l’intérêt public, montrant ainsi qu’elle n’est autre qu’un instrument aux mains de l’autorité en place pour intimider les opposants et rallier les corrompus au sein de la soi-disant majorité présidentielle. Même dans ce rôle peu flatteur, ses résultats sont médiocres ; de tous ceux qu’elle a instruit les dossiers, seuls ceux qui ne jouissent pas de solide soutiens au sein du "systeme" comme Ould Dedda, ancien commissaire aus droits de l'homme et Ould Khattri, l’ancien directeur de CAPEC, sont en prison pour des raisons certainement non liées aux charges qui leurs étaient adressées.
Son acharnement sur Moulaye M’hamed indique que celui-ci reste dans le collimateur des autorités dont la détermination sans précèdent à user de tous les instruments à leur disposition pour intimider tous ceux qui ne marchent pas à leurs pas est ahurissante. Cette manière de gouverner a déjà montré ses limites dans notre pays et ses conséquences se déroulent sous nos yeux en Libye et dans une moindre mesure en Egypte and Tunisie. Les autorités se trompent complètement s’ils croient qu’ils vont assujettir le peuple mauritanien de cette façon. Pour les hommes comme Moulaye, cette stratégie ne payera pas.Le Président de la République, si république il y a, seul commandant a bord d'un bateau en derive, doit méditer les defaites cuisantes infligées aux dictateurs arabes. La révolte de ceux auxquels n’a pas été donné aucun autre choix est un phénomène historique dont on ne peut encore apprécier les développements futurs dans les Etats concernés mais qui changera fondamentalement la perception des peuples arabes de leurs gouvernements. Ce qui se passe en Libye est particulièrement intéressant pour notre pays. « Notre ami » Gaddafi - auquel il faut rappeler la Mauritanie a été livrée pendant quelques jours pour jouer son show traditionnel et saboter les efforts des Mauritaniens pour construire un système démocratique de gestion collective – est entrain de livrer une bataille militaire contre son peuple pour conserver un pouvoir qu’il a exercé pendant 42 ans, justifiant le qualificatif de « mad dog of the Middle East » (le chien enragé du moyen Orient) que lui attribuait Président Reagan.
Ce « chien enragé » a beaucoup d’émules dans les cercles du pouvoir dans notre pays, certains lui ont même déclaré publiquement leur allégeance sans pudeur et sans que cela ne soulève d’indignation, ni a fortiori de condamnation.
L’ère des dictatures et des présidents à vie est a jamais révolue. Une réalité que le Chef de l’Etat doit comprendre et agir en conséquence, avant qu’il ne soit trop tard. Le Président doit savoir que l’Etat ne lui appartient pas même si il a forcé son entrée dans le palais présidentiel. Il a intérêt pour la continuité de son pouvoir et la préservation de l’unité nationale à entreprendre les efforts qu’il faut pour que les Mauritaniens ne soient pas obligés comme leurs frères en Tunisie, Egypte et, avec moins de chance, en Libye a forcer à leur tour leur entrée au palais présidentiel.La Mauritanie n’est pas un cas isolé comme veulent bien la présenter le thuriféraire du régime. Son peuple ne peut continuer à accepter qu’une bande s’accapare le pouvoir et l’exerce à sa façon.

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