mardi 27 mai 2014
lundi 26 mai 2014
réflexion - quel sens peut avoir une candidature harratine en Mauritanie ?
http://haratine.blogspot.fr/
lundi 26 mai 2014
Quel sens peut avoir une candidature harratine en Mauritanie ?

On peut être d’accord ou pas sur la légitimité des élections présidentielles en Mauritanie. Certains partis de l’opposition ont décidé de les boycotter. D’autres non. En effet, le champ politique mauritanien est un espace globale médiocrité où des forces aveugles s’affrontent. Il est le reflet d’une société apathique où l’esprit critique est quasi-inexistant. Il se caractérise par une agitation où chacun prétend être à la hauteur des défis.
Dans une société où l’on pense être
en capacité de tout faire, on est certain qu’on est dans un univers où la
suffisance imbécile domine. Ainsi, dans ce pays des aveugles, les borgnes
sont rois.
On peut se poser des questions pour
savoir pourquoi Birame Ould Abeid s’est présenté aux élections présidentielles.
Mais là n’est pas mon sujet. Ce qui m’intéresse est qu’il d’origine
Harratine. Il s’agit d’une candidature d’une des grandes figures de la lutte
contre l’esclavage en Mauritanie.
J’ai toujours dit à Birame qu’une
candidature à la présidentielle se prépare et doit se faire autour d’un
programme réfléchi et pragmatique. Maintenant qu’il a décidé de se présenter,
l’heure n’est pas à la polémique.
Il me semble que ce qu’il faut
prendre en considération est ce qu’il représente en tant que symbole. Au-delà
de lui-même, il porte la voix de la communauté la plus commandée de la
Mauritanie et pour cette cause, je pense que sa candidature mérite que
l’on y prête attention.
Depuis que la Mauritanie est
indépendante, ce sont les mêmes groupes dominants qui dirigent le pays.
La première candidature d’Ibrahima Sarr avait suscité beaucoup d’espoir
mais l’homme a déçu. Pourquoi alors ne pas donner sa chance à une personne
issue d’un des groupes les plus dominés de ce pays. Birame ne peut pas être
pire que ceux qui ont dirigé ce pays jusqu’à ce jour.
De la même manière que je soutiens
le combat Birame, je soutiendrai celle d’un forgeron maure.
Une chose est plus ou moins sûre,
Birame à la tête de la Mauritanie va participer à la libération d’êtres
humains soumis à la pire des conditions.
La violence physique, morale, les
viols, leur déshumanisation dont les esclaves font l’objet doit révolter toute
personne qui se réclame de mériter le qualificatif d’humain. Ne serait-ce que
pour cette raison, il me parait judicieux de prêter main forte à la candidature
de Birame. Ceci ne doit pas seulement concerner les Harratines mais
toutes les autres composantes de la Mauritanie.
"L'homme n'est vraiment que
parmi d'autres hommes également libres; et comme il n'est libre qu'à titre
humain, l'esclavage d'un seul homme sur la terre, étant une offense contre le
principe même de l'humanité, est une négation de la liberté de tous."
[Mikhaïl Bakounine - 1814-1876 - Catéchisme révolutionnaire]
Chacun doit prendre ses
responsabilités. Birame n’est pas un homme parfait mais il représente une
cause. C’est cela qu’il faut prendre en considération. En certains moments de
l’histoire, il faut savoir passer outre certaines considérations pour maintenir
un peu d’humanité dans un pays.
En 1995, de nombreuses personnes qui
n’aimaient pas Chirac ont voté pour lui pour empêcher l’arrivée au pouvoir de
Jean Marie le Pen. Il en est de même aujourd’hui en Mauritanie, quelque
soient les critiques que l’on pourrait adresser à Birame. Il est donc important
de ne pas le laisser seul. En France, c’est la République que l’on défendait et
non Chirac. En Mauritanie, c’est l’égalité des citoyens, préalable à toute
émergence d’une nation que l’on doit défendre.
La France a une longue tradition
démocratique, elle a donné au monde des valeurs essentielles, il n’en demeure
pas moins, qu’aux dernières élections, on n’avait le choix qu’entre François
Hollande et Sarkozy. De Gaulle doit se retourner dans sa tombe. Mendes France
doit prier Dieu pour la fin de la souffrance de son peuple.
L’heure est cruciale, il faudra
mettre de côté ses sentiments et être lucide. Mandela disait :
« Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est
vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »
C’est donc pour le combat de la liberté
que j’écris cet article. J’ai toujours été proche de Birame non par sa
manière de faire, ni par son génie mais pour la cause qu’il défend et son
courage. J’assume donc mes idées car l’histoire est le seul juge des hommes.
Je prends toujours mes responsabilités
quand il le faut, même si je ne suis pas compris. Ce qui est important ce
n’est pas d’être compris mais d’être fidèle à ses idées même si on se trompe.
Il faut accepter de les assumer devant l’histoire.
Mon combat est celui de la liberté,
ma liberté, la liberté de chaque être humain. « C'est quoi une vie d'homme
? C'est le combat de l'ombre et de la lumière… C'est une lutte entre l'espoir
et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… Je suis du côté de
l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute
naïveté. [Aimé Césaire]
Oumar Diagne,
Ecrivain
Publié par Diko Hanoune à lundi,
mai 26, 2014
discussion sur la nationalité d'Abderrahmane Sissako - Vlane
chezvlane.blogspot.fr
Le Mali dépossédé : depuis quand Abderrahmane Sissako est devenu un cinéaste mauritanien ?
Il n’y a rien de plus terrible quand on est un métis que de donner l’air de renier une partie essentielle de sa culture pour des raisons de confort diplomatique acquis au nom des intérêts d’un régime militaire civilisé qui sait comment museler les ambitieux. Pourquoi dit-on toujours le cinéaste mauritanien et non le cinéaste mauritano-malien alors qu’il est de père malien, a grandi au Mali, a fui le Mali après la répression contre un mouvement d’étudiants maliens où il était actif, puis connu surtout pour des œuvres à propos du Mali, s’invertit d’abord pour restaurer un cinéma au Mali et à la minute 5 et 9 secondes dans cette interview, en mai 2008, de Peter Scarlet à propos du titre en bambara du film, Abderrahmane qui ne parle aucune langue nationale de Mauritanie déclare : « d’abord dans la langue, qui est ma langue c’est Heremakono... »
https://www.youtube.com/watch?v=iIGzUN1p2sw
Au nom de quoi devrait-on gazrer aux maliens un fils du pays maintenant qu’il est connu alors que le Mali lui a tout donné et qu’Abderrahmane le lui a jadis bien rendu ?
L’autre jour dans un salon mauritanien fréquenté par des personnages on ne peut plus honnêtes, il fut question de la nationalité de Sissako car j’ai le plaisir d’employer le mot métis quand c’est le cas car je trouve que rien n’est plus beau que le métissage. Hélas dans notre pays bien que très à chameau sur les racines, le mot est péjoratif car il signifie un être hybride ni tout à fait ceci ni entièrement cela surtout quand le métissage donne lieu à un litige, ne serait-ce que pour s’approprier quelque chose ou quelqu’un.
Aussi lit-on partout dans la presse étrangère à ces archaïsmes jusqu’à Paris Première, qu’Abderrahmane Sissako est né d’un père malien et d’une mère mauritanienne. C’est écrit partout sauf en Mauritanie où pour mettre du zrig du côté malien, on ne parle plus d’un père malien mais d’une lignée paternelle issue de Oualata car bien entendu quand le père est né, on peut se demander où s’arrêtait la Mauritanie et où commençait le Mali. Cela ne change rien à l’histoire.
Voilà ce qu’en dit son ami Beyrouk, l’écrivain auteur entre autre de « le griot de l’émir » :
« C’est qu’Abderrahmane est d’abord fils de la différence. Une famille paternelle issue des Mhajib de Oualata, lignée d’ulémas bien-pensants, une famille maternelle des Oueissatt de l’Adrar, guerriers fougueux prompts à toutes les colères et à toutes les batailles, une enfance partagée entre un Bamako qui ne l’accepte pas vraiment (« le maure ») et un Nouakchott que lui ne comprend pas très fort (il a un hassanya exécrable) . »
http://fr.saharamedias.net/Abderrahmane-Sissako-nous-a-tout-donne_a4627.html
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Notez la mention qui annonce qu’Abderrahmane était mal accepté à Bamako car « le maure », tout ça pour encore toucher les mauritaniens en pleine opération de gazrage.
Le mieux peut-être est de poser la question directement au réalisateur métis. Et là, on a des surprises car avant d’être conseiller du général civilisé Mohamed Ould Abdel Aziz, monsieur Sissako ne parlait pas de son pays la mauritanie mais il en parlait comme de son pays « d’origine ». Quel est alors le pays actuel ?
Mai 2009 : « Quand je fais un film, c’est pour qu’il soit projeté dans une salle. Or, c’est paradoxal de se dire que mes films sont vus ailleurs que dans mon pays d’origine, la Mauritanie. »
http://www.20minutes.fr/cannes/326637-il-faut-etonner-absence-films-africains-a-cannes
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Et quand en 2014, Jeune Afrique lui tend la perche à propos du côté paternel, Sissako esquive à la première phrase et termine en parlant du grand-père ! Pourquoi pas un mot à propos du père malien qui a pourtant bien compté dans son univers si on en croit un article du Monde qui date d’octobre 2006 qui le cite ! Il faut dire qu’il n’était pas encore le cinéaste conseiller du président mauritanien…
Jeune Afrique 2014 : « « Tourner finalement à Oualata, ville de vos ancêtres du côté paternel, c'était important ?
- Oualata, en dehors de ce côté familial, c'est surtout une ville sainte qui est une jumelle de Tombouctou. Même université, même principe d'architecture, beaucoup d'échanges. Ce que je recherchais donc. J'ai pourtant pensé partir ailleurs pour trouver des dunes. J'en ai parlé à un adjoint du maire, qui m'a amené dans les environs où il m'a fait découvrir des dunes, en particulier une qui me convenait tout à fait. Je le lui ai dit et il m'a alors appris quel nom portait cette dune : c'était celui de mon grand-père ! J'étais vraiment chez moi pour tourner.
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2784p120.xml0/
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Pourtant, LE MONDE 2006 : « Quand il vivait à Bamako, il a beaucoup discuté, avec ses frères, cousins et oncles, mais surtout avec son père, fin connaisseur de la vie publique, "mais qui avait fait le choix très fort de ne jamais faire de politique".
Au Mali, Abderrahmane Sissako milite dans une organisation étudiante dont l'activité inquiète assez le régime de Traoré pour que celui-ci ferme les écoles. L'adolescent part alors rejoindre sa mère en Mauritanie, où il pallie son désœuvrement par de fréquentes visites au Centre culturel soviétique. »
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2006/10/20/abderrahmane-sissako-pour-en-finir-avec-le-cinema-du-nord_825800_3476.html
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Libération janvier 2003 : « 1980. Mort de «Cabral», Abdoul Karim Camara, le leader des étudiants maliens, dont je faisais partie. La répression des émeutes étudiantes à Bamako, qui brise le mouvement, est le prétexte de mon départ pour la Mauritanie, où je vis durant un an avec ma mère, comme Abdallah dans le film. J'arrive dans une ville que je connais mal, loin de l'agitation politique, sans mes amis. Je suis seul, déconnecté de tout, et miné par le sentiment d'avoir trahi une cause. »
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« 1982. Concours d'entrée au VGIK, l'école de cinéma soviétique. Mon audition est une série d'échecs, car je n'avais pas de culture générale adéquate en musique, littérature, peinture. Je me retrouvais démuni face aux questions les plus simples des examinateurs. Malgré cela, j'ai été retenu, à mon grand étonnement. Je suis toujours reconnaissant à ces gens qui ont été attentifs à mon désir de faire du cinéma, à l'écoute de quelqu'un qui ne savait pas. J'ai au moins appris quelque chose : on peut ne pas savoir, et convaincre. »
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« 2001. Avant d'aller tourner Heremakono à Nouadhibou, je rends visite à ma mère, malade. Je suis parti avec la promesse de la revoir. Elle m'a juste demandé : «Quand se termine ton film ?» ¬ «Le 3 mai...» ¬ «J'irai jusque-là.» J'ai tourné. On m'a téléphoné le 3 mai, au matin du dernier jour, pour m'annoncer sa mort. Elle avait réussi à tenir, durant tout le tournage, pour ne rien bouleverser dans mon travail et dans ma vie. J'ai senti la douleur, mais on a tourné normalement ce jour-là, je n'ai rien dit à personne. Au clap de fin, je me suis effondré. La hantise de sa mort m'avait accompagné durant tout le tournage. Quand ma mère s'est éteinte, j'ai compris que la mort était aussi la vie : elle était morte ce jour-là pour que vive mon film, son fils, sa création. Heremakono lui est dédié. »
http://next.liberation.fr/cinema/2003/01/15/mes-dates-cles-par-abderrahmane-sissako_427866
dimanche 25 mai 2014
campagne présidentielle - vallée du Fleuve
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Le parti au pouvoir du président de la république Mohamed Abdel Aziz, UPR est secoué par la féodalité négro-mauritanienne dans la vallée.
Le parti au pouvoir du président de la
république Mohamed Abdel Aziz,
UPR est secoué par la
féodalité négro-mauritanienne dans la vallée du fleuve Sénégal au sud de la
Mauritanie, nous venons de recevoir une réaction surprenante de l’un des
militants UPR à Kaédi. C’est une preuve
accablante pour nous que le pouvoir doit déployer plus d’efforts à nos côtés
pour nous aider à combattre les fléaux d’inégalités non de nous considérer
comme des ennemis à abattre selon la volonté des féodaux qui cherchent à diaboliser
notre organisation.
Ils induisent souvent nos dirigeants dans des erreurs afin de continuer à perdurer les inégalités dans la société Mauritanienne pour préserver des avantages non mérités.
Ils induisent souvent nos dirigeants dans des erreurs afin de continuer à perdurer les inégalités dans la société Mauritanienne pour préserver des avantages non mérités.
AMEPES-France vous livre le témoignage du militant UPR Kaédi ci-dessous.
Bonjour, c'est un honneur pour
moi de voir certains de mes amis et parents compatriotes
soutiennent le candidat BIRAM. Cependant n'essayez pas
de mettre tous vos œufs dans un seul panier, je vous renvoie
de revoir notre communauté soninké dans cet ensemble ce
qu'elle cache d'ambigu qui n'est pas dit. Soyez juste ;
vrai face à nos responsabilités face à nos problèmes,
pourquoi ne pas parler du sujet de Mr GALADIO brutalisé
par un esprit féodal en France dans une grande nation
démocratique. Si cela était passé chez nous
en Afrique on pouvait le tuer.
A savoir aussi un autre sujet qui fait
couler l'encre en milieu Soninké du Gorgol , nous ,
militants de UPR (Mouvance présidentielle);
nous avons décidé de mettre en place une coordination
politique des militants UPRISTES
sous la responsabilité du cadre le plus haut placé (Qui est Aujourdhui Mr diagana Mohamed
Youssouf ). Suite à des différentes réunions de tous les
militants Soninké au domicile de ce dernier, il est décidé de
mettre en place une Coordination
des Femmes et une Coordination des Jeunes avec le même
Organigramme.
Ce qui s’est soldé ainsi Mme Hantadia baba tandia est
la coordinatrice des femmes
et Mr Aliou Ibrahima
Sakhanokho dit Zico pour certains OU Excellence pour
d'autres ; je me suis porté volontaire pour
assurer le poste de Coordinateur
des jeunes. C’est trop
osé de ma part pour les soit disant Soninké (pour celui qui est
supposé issu de famille esclave.)
A peine trois semaines,
cela fait toute l’actualité dans ce milieu Soninké,
car je suis considéré comme ESCLAVE;
qui ne doit pas présider cette organisation.
Etant d'actualité dans les milieux
soninké et montré du doigt ; guetté de manière malhonnête si possible avec tous les risques que je
cours pour ma vie vu les HOMMES que nous sommes, sont à
mesure de nuire ou à écraser la personne mais
j’assume totalement le coût de mon
engagement délibéré.
Pour dire à ceux qui ne me
connaissent pas ; MOI;
je ne suis pas un ESCLAVE
et n'a jamais connu cette pratique par la volonté de la nature. Enfin,
j'Attire l'attention de ceux me considèrent comme un ESCLAVE ; EST QUE TOUT SONINKE DE KAEDI, DE
DJEOL QUI N'A UN LIEN DE ARENTE AVEC MOI, N 'EST
PAS UN PUR SONINKE ET JE DIS BIEN UN PUR SONINKE .
Pour savoir
la véracité de ce que je viens de dire, celui qui veut
connaitre notre lien de parenté peut me contacter et c'est
avec un grand plaisir que nous allons nous éclairer ou édifier ensemble
auprès de vieilles personnes de notre Communauté SONINKE.
Ce jour ci une des mes nièces a rencontré deux amies (Femmes) soninké qui lui ont dit , il parait que ton oncle est le Coordinateur des jeunes soninké de UPR, ce qui a poussé le clan Zakaria Diagana a boudé la coordination centrale et créer leur propre groupe ; dans ce vocale elles veulent exprimer la même Idée ,mais comme ma nièce est coriace elles ont eu peur de dire le vrai mot. Nous sommes en politique tout le monde fait du bruit mais notre réalité est connue de tous.
Ce jour ci une des mes nièces a rencontré deux amies (Femmes) soninké qui lui ont dit , il parait que ton oncle est le Coordinateur des jeunes soninké de UPR, ce qui a poussé le clan Zakaria Diagana a boudé la coordination centrale et créer leur propre groupe ; dans ce vocale elles veulent exprimer la même Idée ,mais comme ma nièce est coriace elles ont eu peur de dire le vrai mot. Nous sommes en politique tout le monde fait du bruit mais notre réalité est connue de tous.
"Qu’ALLAH soit félicité infiniment car
ce poste de COORDINATEUR n’est pas payant". "ALLAH
WI KOME MOUDA AGANA YI LIKU KANDANA".
MERCI MES CHERS AMIS
cernons nos problèmes et débâtons les au lieu de passer à
côté.
Par Mr Aliou Ibrahima Sakhanokho dit Excellence.
Par Mr Aliou Ibrahima Sakhanokho dit Excellence.
chronique d'Ould Kaïge - déjà publié par Le Calame . 1er Août 2007
6 .
7 Août 1966 & 27 Juillet
1972
Le sens d’une candidature
unique et de l’intégration au Parti
Le 7 Août 1966, Moktar Ould Daddah est réélu président de la République :
inscrits, 491.320 ; votants, 472.657 ; exprimés pour le candidat
unique, 471.577, soit 99,58%. C’est la première élection qui se déroule ainsi.
Moktar Ould Daddah est, à l’époque, le secrétaire général du Parti unique de
l’Etat, constitutionnalisé (art. 9) depuis le 12 Janvier 1965 et jouissant
selon une loi adoptée le même jour (art. 17) du monopole de présentation des
candidats. Est-ce à dire que l’élection est
automatique ? que le cumul des deux fonctions à la tête de l’Etat et à la
tête du Parti est statutaire ? Les textes ne l’ont jamais dit, mais
l’histoire de la période fondatrice pour la Mauritanie moderne
donne des pistes de réponse et permet aussi de distinguer radicalement cette
époque de celle – maintenant appelée : « démocratie de façade »
– où la pluralité, légalement possible, des candidatures ne laissa cependant de
1992 à 2003 aucun doute sur l’issue des scrutins présidentiels.
L’option
pour un régime présidentiel et pour une élection au suffrage direct, en
Mauritanie, est le fait d’un groupe parlementaire élu le 17 Mai 1959 et ayant
obtenu tous les sièges face à deux partis d’opposition : la Nahda, se disant
paradoxalement autant nationaliste que pro-marocaine, et l’Union nationale
mauritanienne partisane de la
Fédération du Mali, donc d’une absorption de la Mauritanie par ce qui
s’appelait encore le Soudan (ex-« français ») et le Sénégal (U.N.M.
qui avait ses adhérents d’ailleurs autant dans la vallée du Fleuve que dans le
Hodh). Ces deux partis avaient prôné l’abstention sans succès. Ils étaient
dûment autorisés et l’autonomie n’étant qu’interne, le scrutin s’était déroulé
selon des normes françaises et avec des voies d’appel éventuel efficaces. Le
parti dominant – Parti du regroupement mauritanien – résultait de la fusion de
l’Union progressiste de Mauritanie qui avait en 1951 porté à la députation au
Parlement français Sidi el Moktar N’Diaye battant, après péripéties et
contestations (débattues jusqu’en séance publique du Palais-Bourbon à Paris)
Horma Ould Boubana ; cette fusion s’était opérée au congrès d’Aleg (2-5
Mai 1958) alors même que l’Entente mauritanienne (l’ancienne formation d’Horma)
avait non seulement perdu les élections précédentes mais que ceux de ses
membres qui, sur l’insistance de Moktar Ould Daddah, avaient été intégrés dans
le premier gouvernement, étaient « passés » à la revendication
marocaine. C’est donc une assemblée d’une légitimité indiscutable qui vote le
20 Mai 1961 la Constitution
présidentielle, texte qui n’est pas soumis au referendum. Le mode d’élection
directe du chef de l’Etat est antérieur à la réforme française de 1962, il
n’est pas encore courant en Afrique subsaharienne. Président de l’Assemblée
nationale, l’ancien député du Territoire à l’Assemblée nationale française,
Sidi El Moktar N’Diaye, parlementaire dans l’âme selon les schémas de la Quatrième République
française, en désaccord avec ce choix du nouveau régime a démissionné à
l’ouverture de la session (2 Mai 1961). Il sera suivi par deux autres députés,
Kebe Amadou Lamine et Mohamed Lemine Ould Guerraby, et un abstentionniste.
La
candidature de Moktar Ould Daddah à la première élection – celle du 20 Août
1961 qu’il remporte à 93% face à un candidat de fantaisie sans aucun passé
politique – a été décidée par une « table ronde » des partis
politiques existant avant la proclamation de l’indépendance, soit le P.R.M.,
parti gouvernemental, la Nahda,
l’U.NM. et un parti qu’on pourrait dire des anciens combattants l’Union
socialiste des musulmans mauritaniens, composés des guerriers de l’Adrar et
sans doute suscitée par l’administration coloniale. Cette « table
ronde » s’est réunie une première fois du 20 au 22 Mai 1961 – à
l’initiative de Moktar Ould Daddah qui, par lettre du 13 Août 1960, dans la
perspective acquise du transfert des compétences de la Communauté (en fait,
les prérogatives conservées par la
France) à la République Islamique de Mauritanie, renouvelle
l’offre qu’il avait faite en 1957 aux partisans d’Horma. Comme en 1957, le
réflexe du parti dominant est durablement hostile à l’ouverture. Au contraire,
les trois partis d’opposition, qui n’ont pas de députés, y sont favorables
après s’être concertés le 4 Octobre 1960. C’est cette réunion des partis qui –
dans sa deuxième session, le 30 Juin 1961 – investit Moktar Ould Daddah, chef
du gouvernement en place, pour l’élection présidentielle. Le parti
gouvernemental, naturellement représenté à la « table ronde », ne
peut que suivre les 17 et 18 Juillet suivants. Ainsi, le choix du régime et de
la personne du président de la
République sont antérieurs à la fusion des partis existants
(21 Décembre 1961) et plus encore à la constitutionnalisation du parti unique.
L’investiture
aux élections suivantes : 7 Août 1966, 8 Août 1971, 8 Août 1976 se fait
toujours en congrès (Aïoun-el-Atrouss
24-26 Juin 1966 – Nouakchott 1er-7 Juillet 1971 – 15-20 Août 175)
même si le dernier scrutin de ce type est marqué par un décalage d’une année
entre le congrès de délibération et d’investiture et l’élection proprement
dite. Il faut cependant se rappeler qu’entre le congrès de 1975 et cette
élection, le Conseil national s’est tenu à deux reprises, alors que de 1961 à
1976, il n’avait été réuni qu’une seule fois.
La
signification de l’élection et de l’investiture sont – à mon avis d’étranger,
mais de juriste et de diplomate – les suivantes. Il s’agit de manifester un
consensus que le congrès a formulé, la généralité des congrès – sauf sans doute
le dernier, celui du 25 Janvier 1978 marqué par la guerre du Sahara, mais aussi
celui ayant conclu les dramatiques événements de Janvier-Février 1966 – ouvrant
les rangs et surtout les sphères de délibérations et de décisions du Parti à de
nouvelles générations ou à des forces nouvelles qui s’en distinguaient
jusques-là. Ce consensus est explicite et la législation en vigueur ne prétend
pas donner le change, le but n’est pas un pluralisme que les urnes étouffent
mais une union nationale à consacrer par un rite, l’essentiel ayant été débattu
d’une manière toute traditionnelle. Le gouvernement de Moktar Ould Daddah a été
celui d’une délibération collégiale, en groupe parlementaire de 1957 à 1961, en
bureau politique national du Parti ensuite – la période d’une équipe restreinte
à un comité dit permanent ne couvre qu’une dizaine d’années sur vingt-et-une de
son exercice du pouvoir. Il est à noter que les régimes d’autorité militaire de
1978 à 1991 puis de 2005 à 2007 n’ont pas fonctionné autrement : débats en
Comité dont les décisions sont préparées et suivies par un comité permanent de
composition restreinte, à une différence essentielle près que le bureau
politique national quoique composé de plus en plus de membres de droit, donc
nommés par le président de la
République, est resté majoritairement composé d’élus (par
le congrès) donc inamovibles, ce qui n’était pas le cas des membres du CMSN ou
du CMRN de 1978 à 1991, et surtout à partir de 1984.
Reste
la question de l’intégration au Parti de toutes forces associatives et vives en
Mauritanie. La fusion des forces politiques existantes au moment de
l’indépendance (et ayant d’abord fonctionné selon la loi française de 1901 sur
les associations, puis la loi mauritanienne du 25 Juillet 1960) n’a en rien été
forcée. – L’intrégration de l’armée est à relater et à étudier à part, je le
ferai à une de ses dates anniversaires –. Celle de l’U.T.M. englobe en fait
toute la dialectique des oppositions au système du Parti unique dans les années
1970 et illustre toute la stratégie – très indirecte – de Moktar Ould Daddah, à
travers le Parti, pendant cette même période.
Le
27 Juillet 1972, le bureau politique national du Parti unique adopte les
modalités pratiques de l’intégration de la centrale syndicale unique au Parti.
Réforme « totale ». Les statuts futurs devront refléter la
« reconversion de la conceptiuon ,des lméthides et des objectifs du
syndicalisme intégré, se voulant comme force agissante » du Parti. Les
comités d’entreprises – jusques là inexuistants – sont à organiser. Une charte
sociale sera débattue entre responsables syndicaux et direction du Parti. Un
siège national à Nouakchott et des sièges secondaires à Zouerate, à Nouadhibou
et à Akjoujt seront édifiés.
C’est
selon un processus analogue à celui de la « table ronde » des partis
politiques, que l’Union des travailleurs mauritaniens s’était constituée –
congrès tenu à Nouakchott du 29 au 31 Mai 1961 – en une centrale syndicale
unique, issue de la fusion des centrales existantes. Elle s’était alors donnée
deux secrétaires généraux, Malick Fall et Birane Mamadou Wane, le second fera
une carrière ministérielle d’éclat, le premier incarnera le syndicalisme
mauritanien, sans discussion pendant une dizaine d’années, plus difficilement
ensuite, Dieu ait son âme… J’ai été témoin que les deux institutions – Parti et
syndicat – n’étaient liées en rien, et ne communiquaient pas, notamment quand
il fallut répondre de la situation tendue de l’automne de 1965 au printemps de
1966. Le président Moktar Ould Daddah, lui-même, ne savait pas la position
syndicale et c’est l’U.T.M., sans doute davantage que le groupe parlementaire
du Parti, qui fit pencher la balance décisive – celle de la légitimité – le 13
Février 1966, réaffirmant « le soutien indéfectible de l’U.T.M. au
président Moktar Ould Daddah, symbole de l’unité nationale et l’assurant ainsi
que le gouvernement, de son appui sans réserve pour trouver dans le cadre
national une solution qui sauvegarde la coexistence harmonieuse des deux
ethnies ».
Les
enseignants avaient pesé dans la crise politique de 1966, ils sont décisifs
dans la crise syndicale qui s’ouvre au congrès tenu à Nouakchott du 1er
au 3 Février 1969. A
ce 4ème congrès ordinaire, l’U.T.M. se scinde en deux tendances. A la Bourse du travail, neuf
syndicats sur les quatorze que comprend la centrale « considérant les
manœuvres du bureau sortant et déterminés à faire traduire dans les faits la
volonté de renouveau syndical » se retirent des assises et déclarer
continuer le véritable congrès, les enseignants arabes y sont majoritaires, les
services administratifs, les postes, la météo., la navigation aérienne
largement représentés. Arbitrairement, on les désigne désormais comme
« les dissidents ». A la
Maison du Parti, « l’U.T.M. orthodoxe » maintient à
sa tête Malick Fall et « engage le bureau national à rnforcer et à
développer chaque jour davantage une étroite et harmonieuse collaboration avec
le Parti du Peuple Mauritanien et son gouvernement ». Le débat est donc à
la fois de personne et d’orientation, la relation avec le Parti fait problème.
Le conseil des ministres s’en décharge, dès le 4 Février sur le responsable de
la permanence du Parti, Ahmed Ould Mohamed Salah, tandis que grèves et
agitation dominent la vie scolaire. Le 3 Avril, le ministre du Travail, par une
note de service, interdit à son administration de traiter autrement qu’avec
l’U.TM. orthodoxe. Chez les dissidents, la démission du secrétaire général
adjoint traduit de l’embarras mais on y fait appel au président de la République pour
dénoncer les ingérences du ministère du Travail dans les affaires syndicales et
la violation par les autorités de la législation nationale en vigueur et des
conventions du Bureau international du travail, de Genève, telles que la Mauritanie les a
ratifiées. Le bureau politique national en débat longuement (12 au 15 Mai 1969)
et remarque que « les adversaires de Malick Fall ont la possibilité de
l’éiminer s’ils ont réellement la majorité. Il suffit tout simplement d’arriver
par la voie démocratique à provoquer un congrès extraordinaire ». A cela,
l’U.T.M. dans ses deux parties désormais adverses, ne parvient pas et c’est
donc le Parti qui organisera l’instance de délibération et de conciliation.
Mais
syndicalistes et politiques en appellent au peuple, selon les pratiques
possibles. Le B.P.N. innove ; dans la même session où il a examiné la
situation syndicale, il décide d’organiser des séminaires régionaux au cours
des prochains mois, sous la présidence du secrétaire général du Parti. Cette
méthode, tenace et patiente, opèrera la fusion des générations et des formations
professionnelles et intellectuelles aboutissant au congrès de 1971 et à une
novation gouvernementale dont est issu directement l’élu du 26 Mars 2007, le
président Mohamed Sidi Ould Cheikh Abdallahi. L’U.T.M. « dissidente »
de son côté, avait commencé (le 27 Mai 1969) par décider de « tout mettre
en œuvre dans le but d’attirer au mouvement le maximum destravailleurs de tous
secteurs » et avait chargé les enseignants de « provoquer une grève
généralisée au mois d’Octobre prochain pour obtenir du congrès extraordinaire
qui s’ensuivrait la destitution du bureau actuel » (de
l’ « U.T.M. orthodoxe »). La crise aboutira à l’intégration,
celle-ci n’étant pas une aspiration ou une logique du Parti, mais bien un moyen
de refaire l’unité syndicale dans un certain contexte. Politique nouvelle en
matière éducative : la loi du 1er Août 1969 réorganisant
l’enseignement du second degré, la démission du ministre de l’Education
nationale le 18 Mars 1971 et la scission en deux ministères, le 5 Avril
suivant : Education secondaire, Jeunesse et Sports d’une part,
Enseignement fondamental et Affaires religieuses d’autre part, une arabisation
accentuée du personnel préfectoral et des épreuves scolaires. Les tentatives de
répression des grèves ne conduisant qu’à des heurts entre manifestants et
forces de l’ordre (notamment les 12 et 13 Mai 1971), l’exutoire ne peut être
que le congrès du Parti. Le rapport moral du secrétaire général, le 1er
Juillet 1971, reconnaît que « l’intégration doit être soigneusement
préparée de façon à ce que l’U.T.M. en reconnaisse elle-même la nécessité et le
bien-fondé ». En fait, Moktar Ould Daddah s’est distancé, presque dès le
début, de la conduite des choses par la permanence du Parti et de l’ostracisme
hâtif dans lequel a été immédiatement tenue l’U.T.M. « dissidente ».
Il a constamment analysé la crise en termes d’une identité nationale, pas
encore assez bien définie, et nullement comme un choix d’institutions ou de
personnes. Il prône en congrès l’organisation d’un séminaire pour préparer un
nouveau congrès des enseignants, mais souhaite nettement « que l’unité
syndicale se refasse afin d’éviter toute tentative d’opportunisme ou toutes
contradictions internes. Cela dit, le Parti ne peut avoir avec l’U.T.M. aucun
différend idéologique d’une part parce que l’U.T.M. ne peut et ne doit pas
devenir un parti politique, d’autre part et surtout parce que le Parti et
l’Etat la reconnaissent comme la seule représentante de la force d’avant-garde,
force indispensable au succès de notre lutte contre le sous-développement ».
Dès
lors, les grandes décisions que seront la demande de révision des accords avec la France puis la
nationalisation de Miferma, feront le contexte de la réconciliation syndicale.
L’intégration, selon les travaux complexes et longs d’une commission nationale,
la passation d’une nouvelle convention collective entre union patronale et
syndicat de travailleurs décideront de la forme.
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