mercredi 15 février 2017

journal de maintenant - mercredi 15 février 2017

Affaire Mkheitir : pour contourner l'interdiction, Cridem verse dans le recel de plagiat... - chez Vlane . blog http://www.chezvlane.com/2017/02/


 




Afin d’éviter d’écrire un mot au sujet de ce trafic d’article volé, j’ai appelé ce soir Cridem pour que cette affaire reste entre nous. J’ai demandé que l’article en question soit retiré puisqu’il s’agit d’un plagiat non seulement des idées mais par paragraphes entiers. Cridem m’a expliqué que ce n’était pas possible de retirer l’article sinon certains esprits mal intentionnés pourraient y trouver matière à interprétation douteuse. 

On peut s’étonner de la réponse de Cridem sachant que l’avant-dernier article du célèbre ingénieur Mohamed Haidara  «  l’Ambassade des USA soutient le Marathon International de Nouadhibou » a été retiré alors que le sportif est tout sauf un activiste. Pourquoi alors cette censure sans ménagements ? Sans entrer dans les détails du coup de fil de l’actionnaire opposant au régime à l’origine de la pression sur Cridem, il suffit de lire cette phrase innocente du sportif  à l’origine du coup de ciseaux car c’est trop de fleurs jetées au pouvoir : 

«  Son Excellence Monsieur Andre Larry EDWARD Jr a visité toutes les régions de notre Mauritanie pour prouver que nous avons un pays sûr et bien sécurisé. »
L’article a été retiré mais sur le net on retrouve «  en cache » la publication sur Cridem :

Ainsi quand un sportif dit la vérité sur la situation sécuritaire, on retire son article mais quand pour le journal l’Authentique un journaliste encagoulé qui écrit sous le pseudo «  Ahmed B »  pille sans scrupules un article de Vlane, on estime que ce n’est rien. 

C’est de la provocation qui mérite une réponse diplomatique.

Cridem n’a même pas voulu, comme je l’ai demandé, mettre en bas de l’article un mot pour dire qu’ils ont reçu un appel de Vlane pour les mettre en garde contre le recel de plagiat. Apparemment Cridem gagne là un moyen de publier mes idées et même mes mots en contournant mon interdiction de publier mes articles. Si j’ai interdit à Cridem de publier mes articles c’est pour plusieurs raisons notamment parce qu’ils font une revue de presse orientée.  Ce qui en soit n’est pas un crime.

Ainsi quand mes articles accablent le pouvoir, c’était publié sur-le-champ  par Claude K allah yarahmou pour le grand bonheur de Cridem car ils étaient parmi les plus lus mais quand il s’agissait de se féliciter de telle ou telle action du pouvoir, mes articles étaient systématiquement censurés surtout quand le pays traversait une crise…

On peut comprendre qu’à l’heure du journalisme-papier mort que bien des journalistes ne sauraient exister sans être publiés sur Cridem puisque désormais ils envoient eux-mêmes leurs articles mais ce n’est pas notre cas car on ne s’adresse pas à la même population. On n’écrit pas pour divertir quelques lecteurs derrière leur écran pour égailler des commentaires anonymes qui diffament à loisir. Aussi ai-je choisi d’écrire to the happy few : les intellectuels mauritaniens bilingues, les chancelleries étrangères et les étrangers qui suivent de près ce qui se passe. Cela demande une lecture dynamique.

Nos articles sont engagés et si on peut atteindre notre objectif depuis des années sans Cridem c’est que nous n’en avons pas besoin pour être lu comme il faut par les gens qu’il faut surtout grâce à un réseau de sites amis et partenaires. Cridem a désormais plus besoin de nous que nous d’eux.  De là cet infâme procédé de recel de plagiat.

On peut donc comprendre qu’on se fâche quand on voit que Cridem non seulement reprend les articles d’un voleur mais en plus refuse de le retirer, nous obligeant encore une fois à nous plaindre de cet infâme procédé de recel en bande organisée.

L’article que ce plumitif escroc a pillé  a pour titre chez Vlane « Contre-attaque TV : Mekfoula accuse le gouvernement mauritanien de démission face à l'invasion du wahhabisme... »


Et chez Cridem qui reprend l’Authentique c’est «  Affaire Ould Mkheitir : derrière le mur de façade… »


Les passages pillés textuellement sont aux nombres de 7 sur Cridem. Voir la copie d’écran.

Le plagiat c’est du vol.  Ce n’est pas une plaisanterie sauf  aux yeux de ceux qui n’ont jamais fourni le moindre effort intellectuel sinon pour piller ou jouir du recel. Plusieurs fois nous avons pris des intellectuels mauritaniens en flagrant délit jusqu’au pouvoir mauritanien qui a pillé aux Sénégalais le texte sur la loi contre la cybercriminalité


 puis Alakhbar.info nous a pillé à ce sujet.


 Sommes-nous vraiment un pays de voleurs ?

Nous invitons le journal L’authentique à mieux choisir leurs collaborateurs et nous invitons Cridem a plus de réactivité quand un cas de plagiat leur est signalé surtout par l’auteur pillé.  Quant à l’auteur, à la rigueur il pourrait voler mes idées sans me citer, ce n’est pas grave mais signer mes propres mots, ça c’est trop et si on ne dit rien cela deviendra une habitude.

D’ailleurs en parlant de voleur, parlons d'imposteur... L’autre jour, sur Al Jazeera, un forgeron mauritanien expliquait son art en se plaignant d’être marginalisé par le pouvoir. Il nous a appris qu’il voyageait à ses frais en Europe pour représenter l’artisanat mauritanien. On félicite le ministère de ne plus faire voyager ce monsieur car le reportage fait un gros plan sur des bagues présentées comme étant de chez nous alors qu’il s’agit de bagues en argent turques ! On les vend désormais à Nouakchott entre 7 et 9 mille ouguiyas.


Pauvres forgerons, ils en sont désormais là…

 Ils ne font plus rien de valable ou si peu. Le meilleur de notre artisanat ancien est acheté par les marocains et les ramènent à la métropole où cela devient de l’art marocain. Tous les forgerons connaissent l’histoire et le circuit. 


Le ministère de l’artisanat devrait être fermé car ils n’ont jamais rien fait pour sauver le savoir-faire quand les vieux forgerons savaient encore quelque chose. On aurait dû leur ouvrir des ateliers, leur donner des salaires pour qu’ils forment la génération suivante.

Au lieu de ça par pur mépris du forgeron dont le sort de Mkheitir est la preuve éclatante, nous avons sacrifié nos ingénieurs… Eux les gardiens du génie mauritanien de la création : maîtres des armes, maîtres de tous les instruments du quotidien, maîtres même des instruments de musique. Il en faut du talent dans mille disciplines pour savoir ce qu’il faut à un guerrier à une Diva ou une femme au foyer pour leur faciliter la vie efficacement et avec bon goût.

Aujourd’hui plus misérables que jamais, leurs enfants ont fui la profession pour ouvrir des « clés minutes ». Ce qui reste est brave mais a perdu la main. Il faut aller à la « foire » voir le désastre. Rien n’est fait pour ce lieu abandonné comme on a laissé mourir  de faim le vieux lion du zoo sans parler du pauvre crocodile dont seule la tête avait assez d’eau pour se cacher. Pourtant ce lieu aurait pu être mis à profit pour réunir les artisans, les artistes plasticiens, faire un parc au lieu d’attendre que les derniers Mohicans ferment boutiques pour vendre le terrain aux commerçants comme on a tué les jardins maraîchers de Nouakchott en attendant de vendre l’espace aux commerçants quand les ayant-droits auront baissé les armes.

Une pensée à Salka : mémoire vivante de notre artisanat.

Quand on regarde ce qui arrive à ce pays dans tous les domaines, on doute que malgré tous les discours nationalistes il y ait vraiment des mauritaniens au pouvoir qui aiment les mauritaniens.  Quand on a le pouvoir d’agir sur les événements, ne rien faire ou mal faire est un crime. 

Nos forgerons ne font plus que de la pacotille, il faut leur retirer leur passeport de sorte que l’humiliation reste entre nous. 
Publié il y a 6 hours ago par vlane.a.o.s.a

dimanche 12 février 2017

Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles : Déclaration




En ce début de février 2017, deux localités de Guidimakha sont le théâtre de deux événements pleins de signification en matière d’esclavage et de ses séquelles abjectes.


1- En effet, le vendredi 3 février 2017 dans la localité historique de Koumbandaw situé dans la commune de Khabou avant la prêche officielle de l’Imam de la Mosquée centrale, Mr Demba Diarra connu aussi pour sa profonde culture islamique commentant la Sourat Al-Hujraat verset 13 « O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » 

Il fut interrompu avec violence et d’une arrogance indescriptibles par des jeunes de la famille du Marabout : Demba Fodié Cissé et Khalil dit Khallé Hanounou Cissé qui lui ont enjoint de se taire et que ses commentaires sont hors propos et qu’il doit se contenter de son vrai statut de « Komé » (esclave).

Les propos ont dégénéré à une véritable confrontation à l’intérieur de la mosquée empêchant la prière du vendredi. Et le village continue de vivre dans une tension inquiétante. Le chef du village a tenté en vain de ramener les marabouts à la raison.

2- Depuis quelques semaines, Daffor un des plus grand village de Guidimakha et chef lieu de commune dans le département de Ould Yengé, vit aussi sous tension suite à un litige foncier opposant Silima Bakary Diarra à la fratrie des Camara : Bakary Camara dit Yiba Sirakhé – Demba Ousmane Camara dit Chikhou Samba – Aly Diadié Camara et Bakary Seidy Boubou Camara. Cette délégation des Camara est venue intimer l’ordre à Silima Bakary Diarra de cesser l’exploitation d’un terrain d’environ 3 ha qu’il exploite depuis plus de 50 ans, il l’a bien clôturé, équipé de plusieurs puits artésiens et il le cultive comme champ de mil et de céréales pendant l’hivernage et de jardin maraicher et fruitier en saison sèche. Le chef du village de Daffor Abdou Fouleye Camara est venu en personne à son domicile lui dire « Un esclave n’est pas propriétaire terrien et qu’il doit déguerpir »

Cette injonction de nature typiquement traditionnelle vient s’inscrire en violation des dispositions du décret n° 2000-080 abrogeant et remplaçant le décret n°2000/089 du 17 juillet 2000 portant application de l’ordonnance 83 127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale en Mauritanie. Le dossier se trouve actuellement sur la table du Hakem de Ould Yengé et attend règlement.

Les dirigeants et militants de l’AMESS par la présente déclaration :

- S’élèvent vigoureusement et avec indignation contre la mentalité et les pratiques rétrogrades qui sou tendent ces comportements ;

- Prennent à témoins tous les démocrates et progressistes sans exception, en premier lieu ceux du Guidimakha pour se lever contre cette culture et ces comportements d’un autre âge ;

- Leur demandent de combattre avec nous cette mentalité et ces pratiques encore courantes dans notre belle contré, le Guidimakha, terre d’islam, d’hospitalité et de fraternité ;

- Exigent des autorités compétentes l’application ferme de la législation en vigueur et leur soutien à nos militants et militantes dans leurs efforts courageux de sensibilisation des populations aux dispositions des lois en matière d’éradication de l’esclavage, de ses séquelles et en matière de reforme foncière et domaniale en République Islamique de Mauritanie


Nouakchott, le 12/02/2017


Le Bureau Exécutif
Source : AMEES


vendredi 3 février 2017

journal de maintenant - vendredi 3 février 2017

Vlane --- Mkheitir et repentir : écoutez Dedew et consorts quand Aziz a gracié les djihadistes...



http://www.chezvlane.com/2017/02/mkheitir-et-repentir-ecoutez-dedew-et.html

Aujourd’hui, pour toute la Mauritanie, ou presque, Ould Mkheitir mkhezi, son repentir ne vaut rien, c’est un zendigh, c’est-à-dire un hypocrite caché au milieu des musulmans qui a offensé le prophète psl. Qu’a-t-il dit exactement ?  Quelle importance ! J’ai rencontré l’autre jour un mauritanien de bonne foi qui me disait que Mkheitir mérite la mort tout simplement. Quand je lui ai demandé s’il avait lu ce qu’il a dit, il m’a répondu que ce n’est pas important car les oulémas ont dit qu’il a offensé la mémoire du prophète psl et que dans ce cas la charia est claire : la mort repentir ou non.
Que voulez-vous répondre à ça quand un musulman de chez vous vous dit que les oulémas ont parlé et que ça suffit ?  Combien de temps faut-il pour lui expliquer que tous les oulémas de Mauritanie ne sont pas d’accord sur le sort à lui réserver ? Comment lui faire réaliser la difficulté de savoir sur quelle autorité se baser pour savoir qui est alem et qui ne l’est pas ? Et pourquoi ceux-là auraient plus d’autorité que tel autre parfaitement respectable ?
Mohamed el Moctar Chinguetti contre la peine de mort à propos de Mkheitir
L’islam n’invite-t-il pas le croyant à chercher la vérité et la dire s’il la connaît surtout s’il craint l’injustice ? L’islam n’invite-t-il pas le croyant à penser , poser des questions vers le discernement ? Vaut-il mieux imposer la foi par la peur du clergé ou gagner les cœurs par la raison ? Qui est le plus coupable : celui qui pose les questions ou celui qui refuse de répondre pour éclairer ?
Mon ami tendit l’oreille…
Faut-il commencer par lui expliquer que les chiites et les sunnites ont le même coran sous la main où plusieurs versets sans appel invitent les musulmans à ne pas se diviser et pourtant les voilà ennemis les uns des autres perpétuant la haine de pères en fils au hasard des naissances d’un camp ou de l’autre.
Il me dit que nous sommes malikites comme si  l’imam Malick aurait soutenu le fanatisme !  Peut-on lui dire que le malékisme n’est pas une religion mais un courant sunnite comme 3 autres respectables ? Combien  de temps faut-il pour qu’il réalise que pour les saoudiens, la charia interdit aux femmes de conduire, preuve qu’il y a autant de nuances de charia que de minarets ? Combien de temps faut-il pour rappeler ce que fit le prophète psl pour gagner les cœurs face aux insultes et aux provocations ?

Quant à l’essentiel : pourquoi ne se demande-t-il pas pourquoi à la télé à la radio sur la place publique, il n’est question que de l’offense faite au prophète psl sans d’ailleurs dire laquelle exactement  alors que pas un mot n’est dit sur le texte destiné aux forgerons pour les mettre en garde contre les zouayas qu’il accuse de tous les mots disant qu’ils trafiquent l’esprit de l’islam au profit d’une caste religieuse la leur pour dominer les autres notamment les forgerons qu’ils traitent de tous les noms et il donne des exemples tirés de son univers intellectuel sachant ce que subit chez nous l’univers psychologique du forgeron.
Ensuite faut-il lui expliquer que le forgeron n’a fait que rappeler  maladroitement une histoire qui remue théologiens juifs et musulmans depuis près de 1400 ans, les uns disant que ça ne s’est pas passé ainsi. Ensuite il demande pourquoi le prophète psl n’a pas réservé à l’esclave wahshi même converti l’honneur accordé à Hind commendataire de la mort de Hamza.
Il n’a fait que poser des questions comme le ferait un ignorant impertinent ou quelqu’un qui n’a pas tout son esprit mais ne s’agit-il pas d’un forgeron éduqué victime  de tout ce que l’on raconte  chez nous sur les forgerons obligés de se marier entre eux jusqu’à nos jours car ils porteraient malheur et seraient d’origine juive ?
Sa condition ne lui méritait-elle aucune indulgence comme on pourrait en avoir pour quelqu’un qui n’a pas toute sa raison ?
Face à ce texte, ne fallait-il pas en profiter pour faire une leçon d’histoire, éclairer le forgeron surtout qu'il a rappelé que nul n'aime le prophète psl plus que lui dès qu’il a compris le piège dans lequel il est tombé à savoir qu’on voulait faire un exemple face à la mouvance des jeunes laïcs pour la plupart fils de marabouts et qu’ils ont pris le maillon faible : un forgeron sachant que même les forgerons ne viendraient pas à sa rescousse car ils ont compris quel profit tirer du profil bas.

maître Sidi Moctar avocat de la peine de mort


Pour deux questions à propos de la justice de prophète psl, le voilà présenté comme ennemi du prophète psl, ennemi de l’islam. Il doit mourir !  Pas de repentir ! Pas de discussion ! Aucun mot à propos de son combat contre les zouayas… A mort ! A mort ! Et quiconque cherche à dire la vérité ou défendre même ce que prévoit la loi mauritanienne est accusé de sympathiser avec les questions du mkhezi.
maître Mohamed Ould Moïne avocat de la Mkheitir
L’avocat Ould Moine en sait désormais quelque chose. Rien ne lui a été épargné même la volonté du bâtonnier de le suspendre de l’ordre par un coup mesquin et certainement illégal afin qu’il ne puisse pas défendre l’accusé et que le bâtonnier et ses acolytes gagnent le prix du fanatisme avec tous les clients que cette publicité leur rapportera.
 Voilà que les avocats de l'accusation deviennent des juges... 
Partout on confond leurs plaidoiries et la vérité... comme on confond leur devoir d'être à charge et le devoir de justice qui ne peut être rendu que par les juges or s'ils sont terrorisés ou sympathisants du fanatisme : voilà le résultat...
La suite on la connaît : première instance, sans avocat ou commis d’office silencieux et terrifiés : condamnation pour apostasie. Cour d’appel reprend ses esprits et change l’accusation en mécréance car on peut difficilement dire que quelqu’un est apostat s’il a écrit avant d’être arrêté que nul ne respecte le prophète psl plus que lui mais qu’il attaque juste les zouayas hypocrites.
Enfin cour suprême pour valider le repentir mais entre-temps le camp des zouayas qui réclament la mort occupe les médias, intimide les avocats et manifeste chaque vendredi plus nombreux pour imposer leur avis. Finalement la cour suprême décide d’éteindre la lumière sur l’affaire et renvoie à un autre procès à partir de zéro. 
Bravo ! Entre-temps le Mkheitir peut rester en prison encore 3 ans puisqu’il y aura encore appel et encore cour suprême. Aziz ne sera peut-être plus là, il n’aura plus à porter le fardeau de cette affaire qu’il a soutenue au départ par instinct politique histoire de ne pas laisser l’affaire à l’opposition islamiste.
Terrible erreur pour tout le monde. L’histoire retiendra que cette affaire est la première victoire  totale de l’islam radical en Mauritanie. D’ailleurs les fanatiques sont tellement contents qu’ils demandent désormais d’arrêter de manifester histoire de respirer le temps que l’autre procès soit annoncé.
En Tunisie quand les islamistes ont voulu imposer leurs lois même les femmes sont sorties les affronter et défendre leur liberté, finalement les islamistes ont reculé. Chez nous, la peur au cœur des mauritaniens bien avant l’arrivée du colon alors que nous étions sous le joug d’émirats, cette peur s’est soumise quasiment pacifiquement aux colons, comme elle s’est soumise aux militaires en 1978 et ainsi de suite pour finir aujourd’hui soumise aux islamistes. 
Le mauritanien a peur de tout et veut la paix dans son coin or en démocratie c’est laisser la porte ouverte au petit nombre grandissant des extrêmes qui finissent par imposer leurs lois.
Peu importe, tout ça pour dire que face à ce cas où un complexé forgeron pose deux questions : aucun repentir n’est accepté, pas de tentative de raisonner le jeune ni de l’éclairer et pourtant il n’a tué personne, pris les armes contre personne quant à ses écrits il a dit clairement que personne ne respecte le prophète psl plus que lui dans son deuxième texte avant d’être arrêté que nous reproduisons plus bas.
Alors pourquoi tant de haine ? Pourquoi cette soif de terroriser le débat ? Chacun l’aura compris : il s’agit surtout d’une vengeance de zouayas contre un forgeron impertinent sans défense qui a osé non seulement insulter les zouayas mais en plus dire que l’histoire de la justice du prophète psl qui aurait favorisé les siens contre les juifs alors impliqués dans le même complot cela sert aux zouayas pour dire qu’il faut faire passer la parenté avant tout…
C’est ça le crime avant même la récupération à des fins politiques.
Peu importe. Dieu suffit comme témoin. 
Sachant cela,  il faut lire maintenant ce que disaient ces mêmes mollah quand en 2010, Aziz a gracié une brochette de salafistes arrêtés pour complicité de terrorisme à savoir liens avec AQMI, à une époque où les djihadistes avaient pris les armes et les couteaux contre nos soldats sans parler des étrangers en Mauritanie.
Pour gagner le cœur de ceux que le pouvoir appelait terroristes, les mollahs ont ouvert un dialogue ! Gagner les esprits ! La fameuse déradicalisation mais pour deux questions d’un forgeron les mêmes intimident la justice d’état, menacent les avocats…
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« Cheikh Deddew : « Nous œuvrons pour que la grâce présidentielle s’étende à tous ceux qui acceptent de revenir à la raison »
Cheikh Mohamed El Hacen Ould Deddew a loué la grâce présidentielle que le président Mohamed Ould Abdel Aziz a accordée, la veille de la fête d’Id El fitr, à 35 salafistes qui ont exprimé publiquement leur repentir. Il a cependant invité les bénéficiaires du pardon présidentiel à « se dresser activement face à tout danger qui menace le pays », précisant que tous œuvrent pour que cette clémence bénéficie à ceux qui auront donné la preuve de leur retour à la raison.
Ould Deddew a également mis en garde contre tout agissement de nature à retarder le pardon dont pourraient bénéficier les prisonniers salafistes qui accepteront de renier leurs positions extrémistes.
Cheikh Deddew qui s’exprimait au cours d’un dîner-débat organisé par le ministre des Affaires islamiques et de l’enseignement originel, Ahmed Ould Neyni, en l’honneur des ulémas et des ex-prisonniers salafistes, a dit qu’il est heureux que tous se rencontrent parce que « le bien reste et non l’injustice », et s’est étalé sur les conditions de la « tawba » (le répentir), précisant que « nul n’est infaillible par nature mais que le retour à la vérité est meilleur que la propension à continuer dans le mal ».
De son côté, Abdallahi Ould Sidiya, l’un des prisonniers graciés, a souligné l’importance de la rencontre louant le rôle que les ulémas ont participé au dialogue et le geste du président Mohamed Ould Abdel Aziz qu’il a qualifié «  de pas importants franchis sur le chemin de l’action islamique en Mauritanie». Il a ajouté que le problème « ne réside pas dans la faute elle-même mais dans son évaluation » et appelé à ce que le passé soit enterré pour que tous, ensemble, « œuvrent pour le Bien et la préservation de la paix et de la sécurité ».
Il a enfin appelé les autorités publiques à aider les ex-détenus, matériellement et moralement, pour une insertion complète dans la société et prôné un pardon pour les autres prisonniers qui accepteraient de renoncer à la violence et à l’extrémisme.
Quant à l’Imam de la Grande mosquée de Nouakchott, Ahmedou Ould Lemrabott, il a une nouvelle fois réitéré son appel pour que Mohamed Ould Abdel Aziz soit consacré « président de l’action islamique ». Il a indiqué que la guerre contre le terrorisme « a créé une sorte d’amalgame » et que, pour cela, ils n’ont cessé, depuis l’arrivée du président Aziz, « à demander un tel geste de clémence et que ce qui est arrivé serve de leçon pour tous en vue de rechercher le bien et de se dresser contre le mal. » Ould Lemrabott a invité les bénéficiaires de la grâce présidentielle « à servir d’exemples pour les autres en suivant la voie juste et en travaillant avec les ulémas pour que la page du passé soit tournée. »

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« Eclairage sur l’article : La religion, la religiosité et les forgerons (Lemaalmin)
J’ai suivi ces derniers jours les différentes réactions suscitées par mon article « La religion, la religiosité et les forgerons (Lemaalmin ». Lesquelles réactions qui me sont parvenues à travers des appels téléphoniques chargés de haines et de menaces,  étaient essentiellement excommunicatoires et racistes.
A l’origine de ces réactions se trouvent plusieurs facteurs dont :
• L’analyse conspirationniste innée chez les Zwaya et qui s’illustre par la judaïsation, l’excommunication et la marginalisation de tout ce qui est forgeron (Maalem) mais aussi par une exégèse superficielle orientée principalement vers les intérêts de leurs âmes malades. Ce qui dans le passé avait bien servi leurs desseins notamment par leurs affabulations attribuant au prophète (paix et salut d’Allah sur lui) des Hadiths dont il est totalement innocent comme celui qui dit « Aucun bien ne peut venir du forgeron fut-il un érudit »
A tous mes frères,
Ceux qui osent inventer de faux hadiths et les attribuent au prophète (paix et salut d’Allah sur lui), aucune morale ni religion ne peut l’empêcher d’interpréter  à leur guise un article écrit par un simple jeune, novice de surcroît. Ils ne ménageront aucun effort afin de mobiliser la passion du musulman commun au service de leurs intérêts. C’est ainsi qu’ils ont prétendu que les forgerons ont Blasphémé à l’encontre du prophète (paix et salut d’Allah sur lui)  à travers un article écrit par un des leurs, tout comme ils avaient prétendu que celui qui avait fait tomber les dents du prophète lors de la bataille du mont Ouhoud était un forgeron.
C’est dans ce cadre que je voudrais confirmer ici ce qui suit :
1. Je n’ai pas, consciemment ou inconsciemment, blasphémé à l’encontre du prophète (Paix et Salut d’Allah sur lui) et je ne le ferai jamais. Je ne crois d’ailleurs pas qu’il y ait dans ce monde plus respectueux envers lui (paix et salut d’Allah sur lui) que moi.
2. Tous les faits et récits que j’ai cité dans mon précédent article revêtent un caractère historique et véridique. Ces récits ont naturellement leurs interprétations littérales et superficielles et leurs sens visés et profonds.   
3. C’est là le point crucial, qui a suscité une incompréhension de mon propos chez beaucoup de personnes. Je voudrais que l’on y accorde une attention totale. Au contraire de ce que certains ont voulu répandre m’attribuant l’intention de blasphémer à l’encontre du prophète (paix et salut d’Allah sur lui), Je voudrais clarifier ici mon propos : Les Zawaya ont abusé de la dualité du sens obvie et du sens visé des récits et histoires rapportés de l’époque de la religion afin d’en faire le socle d’un système servant leurs intérêts à l’époque de la loi du plus fort (Seyba). Ils ont fini par ériger le sens obvie en loi de la religiosité transmise à nos jours tout en taisant les sens visés par le prophète (paix et salut d’Allah sur lui)
Je dis donc à tous mes frères,
A tous ceux qui ont sciemment mal compris mon propos, vous savez bien que je n’ai pas blasphémé à l’encontre du prophète (paix et salut d’Allah sur lui)
Aux bonnes personnes qui n’ont reçu que l’information déformée, je dis : Sachez que je n’ai pas blasphémé à l’encontre du prophète (paix et salut d’Allah sur lui) et que je ne le ferai jamais. Je comprends certes l’ampleur de votre propension à défendre le prophète car elle est identique à ma propre propension à le défendre et à l’amour que je lui porte. Je vous assure que nous sommes tous égaux quant à la défense de tout ce qui nous est sacré.
Mes frères forgerons
Il est nécessaire que nous sachions tous que nous faisons face à un vieux duel sans cesse renouvelé avec ceux que l’on  appelle les Zawaya. Sachez que ceux-là ne ménagerons aucun effort afin de nous faire reculer autant que possible. Ils utiliseront pour cela tous les moyens légaux et illégaux. Nous devons donc rester prudents et vigilants. Nous devons savoir que l’un des moyens qu’ils utilisent le plus souvent pour nous dominer est celui qu’ils ont hérité de leurs anciens alliés et amis, les colons. Il s’agit de la politique du « diviser pour régner ». Ceci doit donc nous conduire à bien comprendre leurs intentions et à rester unis dans notre combat.
A tous mes frères opprimés,
Nous devons être totalement conscients du fait que le destin nous a conduits à être les citoyens de cette terre. Nous devons par conséquent défendre notre droit à une citoyenneté pleine et à une vie descente. Ces droits ne nous seront jamais donnés, ils ne seront obtenus que par nos combats dont l’unification et le moyen le plus rapide pour accéder à nos droits.
Salutations »
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توضيح حول مقال: "الدين والتدين ولمعلمين" / محمد الشيخ بن محمد
لقد تابعت خلال الأيام الماضية ردات الفعل المختلفة حول مقالي "الدين والتدين ولمعلمين" والتي كانت في أغلبها ردات فعل تكفيرية وعنصرية إلى حد بعيد واتصالات هاتفية مشحونة بالتهديد والوعيد.
لقد ساعد في ردات الفعل تلك مجموعة عوامل منها:
-         التحليل التآمري المتأصل لدى "أزواي" والمتمثل في تهويد وتكفير وتهميش كل ما هو "أمعلم" والأخذ بسطحيات الأمور من أجل قضاء حاجات في أنفسهم المريضة قضوا منها وطرا فيما مضى وذلك من خلال تلفيقهم للأحاديث عن رسول الله صلى الله عليه وسلم و الرسول منها براء مثل : "لا خير في الحداد ولو كان عالما".
إخوتي جميعا:
إن من يتجرأ على وضع الأحاديث عن رسول الله صلى الله عليه و سلم سوف لن تمنعه أخلاق ولا دين عن القيام بتأويل مقال لشخص بسيط في عالم مغمور ولاسيما إذا كان هذا الشخص "أمعلم" ولن يبخلوا جهدا في تحريك العاطفة الدينية لدى عامة المسلمين إذ وصلت بهم الوقاحة إلى إشاعة أن "لمعلمين" أساءوا للرسول صلى الله عليه و سلم من خلال مقال كتبه "أمعلم"، و هكذا تماما كما أشاعوا قبل هذا أن من أسقط ثنية الرسول صلى الله عليه و سلم في غزوة أحد هو "أمعلم".
و في هذا الإطار أريد أن أؤكد على ما يلي:
1- لم أسئ فيما مضى عن قصد أو عن غير قصد للرسول صلى الله عليه وسلم ولن أفعل مستقبلا ، ولا أؤمن أن في هذا العالم من هو أكثر مني احتراما له صلى الله عليه وسلم.
2- إن جميع الأحداث والوقائع التي ذكرتها في مقالي السابق هي أحداث حقيقية وتاريخية وكجميع الأحداث لها مظاهرها السطحية ومغازيها العميقة.
3- وهذه هي النقطة الأهم والتي شكلت سوء فهم لدى الكثيرين ممن قرؤوا المقال وأود منكم الانتباه لها، فعكس ما روج له البعض عن أنني أسأت إلى الرسول صلى الله عليه و =سلم أريد هنا أن أوضح ما أردت تبيانه: وهو أنه أمام ثنائية المظهر السطحي والمغزى العميق فقد استخدم "أزواي" سطحية تلك الأحداث والوقائع التي حدثت في عصر الدين ليؤسسوا عليها ما يخدم مصالحهم في زمن "السيبة" من خلال تقديم تلك السطحية على شكل تشريع تديني انتقل مع الزمن إلى يومنا هذا، وكانوا يهملون المغازي العميقة للنبي صلى الله عليه وسلم.
إذن إخوتي جميعا:
إلى كل من أساؤوا فهمي عن قصد: تعلمون أنني لم أسئ للنبي صلى الله عليه وسلم وكفاكم طمسا للحقائق.
إلى الطيبين الذين أوصل لهم الخبر الملفق فقط: اعلموا أنني لم ولن أسيئ للنبي صلى الله عليه وسلم وأنني أتفهم جدا حجم غيرتكم للرسول الكريم والتي هي تماما كغيرتي وحبي له، وأننا جميعا في مستوى واحد للدفاع عن كل مساس بمقدساتنا.
إخوتي لمعلمين:
يجب أن نعرف جميعا أننا في صراع قديم متجدد مع ما يسمى "أزواي"، وأنهم لن يدخروا جهدا من أجل إرجاعنا للوراء قدر الإمكان وسيستخدمون جميع الوسائل المشروعة واللامشروعة ويجب علينا أن نكون منتبهين حذرين وأن نعرف أن من بين أولويات الوسائل التي يستخدمونها هو عامل التفرقة الذي استوحوه من رفيقهم القديم: "المستعمر" و المتمثل في قاعدة "فرق تسد"، لذا يجب أن نعي جدا هذا الأسلوب وأن نحافظ على وحدتنا وعلى وحدة نضالاتنا.
إخوتي المستضعفين جميعا:
علينا أن نعرف -بكل ما تعنيه الكلمة من معنى- أن قدرنا أن تكون هذه الأرض وطنا لنا، لذا يجب علينا أن ندافع عن حقنا في وطننا، وحقنا في العيش الكريم ، ذلك الحق الذي لن يمنح لنا وإنما سنناله بنضالاتنا، وبقدر ما تتوحد تلك النضالات بقدر ما سرع ذلك بالوصول للهدف المنشود.
تحياتي
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Aujourd’hui, pour toute la Mauritanie, ou presque, Ould Mkheitir mkhezi, son repentir ne vaut rien, c’est un zendigh, c’est-à-dire un hypocrite caché au milieu des musulmans qui a offensé le prophète psl. Qu’a-t-il dit exactement ?  Quelle importance ! J’ai rencontré l’autre jour un mauritanien de bonne foi qui me disait que Mkheitir mérite la mort tout simplement. Quand je lui ai demandé s’il avait lu ce qu’il a dit, il m’a répondu que ce n’est pas important car les oulémas ont dit qu’il a offensé la mémoire du prophète psl et que dans ce cas la charia est claire : la mort repentir ou non.

C’était samedi dernier. Déjà dans l’avion, en classe prolétaire, son étrange regard m’avait frappé. Elle cherchait où mettre son sac en cabine vu que  les africains voyagent toujours avec plusieurs sacs et la place censée être la vôtre est toujours occupée si vous n’entrez pas parmi les premiers.

C’est une jeune femme