dimanche 25 novembre 2012

journal de maintenant - dimanche 25 novembre 2012


Dimanche 25 Novembre 2012

Ce que je reçois.

----- Original Message -----
From:
Sent: Sunday, November 25, 2012 1:40 PM
Subject: Re: la veille

Pour ce qui nest de l'atmosphère ici,depuis le retour de MOAA hier soir
---- il semble que depuis le 13 Oct "ON" s'ingénie à dérouter les observateurs et les analystes: La douche Ecossaise en matière de communication!
Pourtant certaines choses ne peuvent pas être des coincidences ou des actions gratuites;je peux vous enciter des centaines!
Aujourd'hui il se pose deux questions:
Depuis le 22 est-on dans une préparation d'un grand événement ou d'une décision inattendue de la part de MOAA ?
Ou bien ceux qui ont "intronisé"  MOAA en 2008-2009 ont-ils eu un sursaut et ont "enrobé" les nouveaux "locataires" ? Personnellement je suis sceptique,quant à cette éventualité.


----- Original Message -----
From:
Sent: Sunday, November 25, 2012 8:36 PM
Subject: Re : ?

* La COD a tenu une conférence de presse aujourd’hui. Elle a appelé à un dialogue de la classe politique pour sortir le pays de l'impasse et réaffirmé l'incapacité politique et morale et maintenant physique de MOAA à diriger le pays. Elle  dénoncé l'instrumentalisation de l'Etat à travers les fonctionnaires et les ressources financières pour l'accueil carnavalesque de MOAA, mettant en garde contre les agressions verbales et les intimidations des opposants par les soutiens de MOAA (hier soir, des soutiens de  ce dernier, dont essentiellement des parents à lui, ont encerclé le domicile de Jemil Mansour, proférant des insultes et des menaces contre l'homme et son parti. Des propos injurieux et des menaces ont également été proférés contre les tribus smassides (dont est issu le Président Taya) et Idawali( tribu de Mohamed Ould Maouloud).

* Deux rumeurs : (1) une équipe médicale française accompagne MOAA qui doit rentrer à Paris peut-être même avant le 28 Novembre;
(2) MOAA délèguerait certains de se pouvoirs à son PM


 
----- Original Message -----
From: 
Sent: Sunday, November 25, 2012 11:02 PM
Subject: Re: la veille
 
MOAA est venu par un avion spécial: Mystère ou Grumann semble-t-il. Est-ce la flotte aerienne du Gouvernement Français ?Probable!Attend-il pour le ramener auprès de ces Medécins ?Possible  .
Pour certains il ne devrait pas rester longtemps:. Le temps de ficeler son" affaire"! Rumeurs et supputations ou désirs irréalistes ! je sais.....

samedi 24 novembre 2012

journal de maintenant - samedi 24 novembre 2012

Samedi 24 Novembre 2012

Ce que je reçois.

----- Original Message -----
From:
Sent: Saturday, November 24, 2012 10:23 AM
Subject: Un message perdu ,comme peut l'être une balle

Un message perdu ,comme peut l'être une balle.
Je prends date: tout ce qui est entrepris avec avec cette pièce -MOAA-,même réparée  et revenant de  France d'elle , finira par se retourner contre elle,son image  et ses intérêt dans la région .
Au mieux ça finira comme finit une balle perdue.
J'ai failli envoyer ce message au chargé d'affaire de l'amba fr rim mais j'en ai changé la destination de crainte de le vexer il est trop azizinzin

----- Original Message -----
From:
Sent: Saturday, November 24, 2012 1:06 PM
Subject: RE: la veille

Le PR arrive ce jour à 17h15 (18h15 heure de Paris) et devrait faire un court discours.


----- Original Message -----
From:
Sent: Saturday, November 24, 2012 6:39 PM
Subject: Re: Bonne nouvelle

MOAA vient d’atterrir à Nouakchott, très amaigri. Il a trouvé que l'azizanie lui a préparé un accueil "spontané". Son gouvernement et son bataillon parlementaire n'ont pas été autorisés à s'approcher de lui. seuls son PM, MOB, cinq généraux, l'Ambassadeur des France et un groupe d'ambassadeurs ont été autorisés à le saluer. Son gouvernement et son bataillon parlementaire ont été tenus à l'écart, hors de l'enceinte de l'aéroport.Il s'est engouffré dans une voiture en partie décapotable et a salué une partie des partisans venus l'accueillir. Aucune déclaration pour le moment.

Pour sa part, la COD tient une conférence de presse demain et compte se manifester durant les jours qui viennent

commentaire sur l'entretien diffusé par Radio France International ce matin




Comment Mohamed Ould Abdel Aziz confirme  les rumeurs à son sujet

Je viens d’écouter l’interview de MOAA à RFI. Et j’ai été surpris par la conformité des détails qu’il a donnés sur la nature de ses blessures et même sur les actes médicaux pratiqués sur lui avec ce que nous disait la rumeur tout au long des quarante jours de maladie du général : la balle  a traversé les intestins, les organes d’évacuation, le côlon, il fallait recoller, recoudre…a-t-il dit en substance.

Exactement comme il se disait à Nouakchott où, dès le 14 octobre, on réfutait déjà, avec ténacité, la version officielle communiquée aux journalistes par le ministre de la Communication de MOAA(le pauvre !) et selon laquelle le général était « légèrement blessé au bras ». Et pendant six semaines, le commun des mauritaniens se répétait, (avec une exactitude maintenant ahurissante) que MOAA était blessé à l’abdomen, que la balle avait traversé son intestin grêle à plusieurs endroits et touché son côlon, qu’en recousant son ventre, ses médecins à Nouakchott n’étaient pas d’accord sur la manière d’assurer les transit intestinal, etc.

L’interview de MOAA à RFI donc donne raison à la rumeur contre la version officielle sur les organes touchés et la nature des blessures. N’est-il pas logique qu’il en soit de même pour tout le reste et notamment pour les circonstances de l’incident ?
A ce sujet, la version officielle a été donnée, à sa sortie de la salle d’opération, par le général lui-même : des tirs par erreur d’un poste de contrôle de l’armée.
Faux ! a rétorqué la rumeur qui avait commencé, la veille, à parler d’Aqmi, d’un garde du corps tué lui-même sur le coup…
Après avoir tergiversé quelques jours, la rumeur s’est finalement focalisée sur une affaire de mœurs, variant certes les acteurs (un homme jaloux, un des fils du général jaloux pour sa mère, une femme déshonorée…), mais gardant toujours le même canevas et, surtout, balayant d’un revers de main la version officielle autour de laquelle circule désormais des anecdotes et des expressions populaires (Degueit Roukbt i = J’ai mis genoux à terre).

En Mauritanie, plus encore qu’ailleurs, la rumeur est une manifestation de la résistance de la vérité au camouflage et à la dissimulation. Elle naît souvent de pressions de bonne conscience chez les acteurs et témoins des faits eux-mêmes lorsque, pour une raison ou une autre, ils sont tenus de complicité avec ceux qui veulent étouffer la vérité ; elle se nourrit certes de l’imagination des gens et subit, comme tout message oral, nombre d’altérations tout au long de son processus de transmission, mais il y a – et demeure-  toujours une part de vérité en elle ; ce qui lui permet de résister farouchement au mensonge.

Dans le cas actuel, on peut aisément comprendre pourquoi, dans la partie « médicale » du feuilleton, la rumeur l’a très vite remporté sur la version officielle : c’est de l’hôpital militaire qu’elle et partie ; la multiplicité des témoins (médecins, infirmiers, simples filles et garçons de salle et même sentinelles et autres serveurs de thé) aidant. Pour la partie concernant l’incident lui-même, le nombre réduit des témoins concourt à différer l’affleurement de la vérité. Mais ayons confiance au temps. Il fera parler quelqu’un ou quelque chose un jour.
D’ores et déjà il y a des indices parlants …de silence : Aucun témoin autre que la victime et l’auteur des tirs n’a parlé, alors qu’il y en avait plusieurs (Le cousin et ami de MOAA qui aurait été avec lui dans la voiture et l’aurait conduit à l’hôpital –  et que personne n’a vu ce soir-là !- le compagnon de l’officier qui a tiré – il n’était pas seul selon la version officielle -  ou les soldats sous son commandement,  la voiture touchée par les tirs (personne ne l’a vue, même au moment où elle a amené le blessé !)…
Tous ces silences, ne sont-ils pas d’ailleurs, autant de pressions de bonne conscience chez certains acteurs et/ou témoins ?

vendredi 23 novembre 2012

journal de maintenant - vendredi 23 novembre 2012

Vendredi 23 Novembre 2012

Ce que je reçois.

----- Original Message -----
From:
Sent: Friday, November 23, 2012 11:38 AM
Subject: Re : ce que je reçois de vous au petit matin


(*) Je suis, avec beaucoup d'intérêt la scène politique française et j'ai encore - Eh oui! - une dose d'idéalisme suffisante pour rêver d'un jeu démocratique identique dans mon pays. J'admire De Gaulle pour la grande idée qu'il avait de la France et pour les valeurs de patriotisme, de liberté, de courage et de grandeur qu'il  incarnait. Je suis, par ma  naissance ( milieu paysan) et par l'influence du contexte où j'ai pris  mes premières leçons de politique (émergence des mouvements de contestation en Mauritanie (Kadihines) un homme aux penchants naturels et idées de gauche. Imaginez le résultat. Ma préférence en France allait toujours pour le Gaullisme quand il avait des penchants de gauche et pour la gauche socialiste quand elle avait des ambitions et des allures gaullistes.
Pour en revenir à l'actualité, on ne peut trouver mieux pour se désoler de ce qui se passe en France que cette phrase de vous :" La mithridatisation des Français est très avancée  " Le venin auquel votre grand pays a été accoutumé, par Sarko notamment, s'appelle" bananiérisation". Levez-vous ou alors vous vous réveillerez un jour sur un "communiqué n°1" à RFI !

(*) Chez moi, l'azizanie est prise de la frénésie "retour de MOAA" : meetings de partis, mobilisations des administrations, pavoisement des  villes du pays, poésies laudatives à flot... même l'azizanie un moment tentée par tourner la page se met de la partie. 
Mais cela ne tue pas les rumeurs. Voici un florilège des toutes dernières : MOAA a rechuté après sa sortie à l'Elysée; ses médecins français ne conseillent pas son déplacement; il viendra dans un avion médicalisé; il séjournera à l'hôpital militaire au lieu du Palais ; il présidera la prestation de serments des membres du Conseil Constitutionnel pas encore en service, promulguera les décrets relatifs au budget 2013 et délèguera ses pouvoirs règlementaires au PM et la conduite des affaires militaires au général Ghazouani et repartira en France juste après le 28 novembre ; il lancera un dialogue national pour occuper la scène politique en attendant sa guérison, il nommera un gouvernement d'union nationale et démissionnera...etc.

(*) Pendant ce temps, Aqmi vient de nommer un mauritanien (Med Lemine Ould Hacen dit Abdallah Ech Chinguitty) Emir de la zone sud, que couvre l'Azawad et zone frontalière de la Mauritanie. Dans la perspective de la guerre qui se prépare, il s'agit-là d'une décision militaire ( donner aux mauritaniens jusques-là confinés dans la fatwa et le prosélytisme un rôle plus opérationnel sur le terrain militaire), mais aussi politique : donner à la nébuleuse jusques-là dirigée uniquement pas des algériens, une "légitimité" territoriale en Mauritanie et susciter davantage de ralliements de compatriotes du nouvel Emir. Cela aura une conséquence certaine sur le déroulement de la guerre et, peut-être, des attaques "préventives" contre  notre pays.


----- Original Message -----
From:
Sent: Friday, November 23, 2012 12:00 PM
Subject: Réflexion


J'oubliai de vous dire qu'en écoutant la conférence de presse de MOAA sur France 24, j'ai été intrigué par son annonce d'un "discours à la nation" somme toute "normal". Je me suis replongé alors dans la constitution, bien que je ne sois pas juriste et j'ai trouvé cet article qui peut servir à tous les traficotages constitutionnels :
            Article 39 : Lorsqu’un péril imminent menace les institutions de la République, la sécurité ou l’indépendance de la Nation ou l’intégrité de son territoire et que le fonctionnement régulier des pouvoirs constitutionnels est entravé, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.
Il en informe la Nation par message.
Ces mesures inspirées par la volonté d’assurer, dans les meilleurs délais, le rétablissement du fonctionnement continu et régulier des pouvoirs publics, cessent d’avoir effet dans les mêmes formes dès qu’auront pris fin les circonstances qui les ont engendrées.
Le Parlement se réunit de plein droit.
 L' Assemblée Nationale ne peut être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels.
MOAA pourrait donc bien nous faire le coup de considérer qu’un péril imminent menace les institutions de la République (Président malade, assemblée au mandat expiré, sénat au tiers non renouvelé), la sécurité ou l’indépendance de la Nation ou l’intégrité de son territoire ( guerre à la frontière est) et (donc) que le fonctionnement régulier des pouvoirs constitutionnels est entravé et en tirer les conséquences : "mesures exigées par les circonstances", concept vague,  dont un président responsable se garderait toujours d'abuser de l'interprétation, mais que MOAA pourrait interpréter à sa guise : confier la présidence, en attendant sa guérison, à son PM, au général Ghazouani, à son cousin vice-président du Sénat ou même à son propre fils qui faisait des études de luxes en Grande-Bretagne...

----- Original Message -----
From:
Sent: Friday, November 23, 2012 10:35 PM
Subject: Re: la veille

C'est fort intéressant ce que racontent ces compatriotes! On annonce à RFI une interview intégrale pour demain matin! Pourquoi de nouveau une interview après celle à France 24 il y a moins d'une semaine et surtout diffusée le jour où il est supposé rentrer en Mauritanie!
Mais ce rappel de l'article de la Constitution par votre correspondant interpelle tout  observateur en alerte !
Et comme dit un verset du Coran:: DEMAIN N'EST-IL PAS TRES PROCHE ?
Bonne soirée

jeudi 22 novembre 2012

journal de maintenant - jeudi 22 novembre 2012

situation & réflexion pour une sortie de crise - Mohamed OUld Mohamed El Hacen & BrahimOuld Abdllahi

 La balle  du 13 Octobre : quelles leçons à tirer ?
La crise systémique, multiforme et multidimensionnelle dans laquelle se débat notre pays depuis les accords de Dakar, a atteint son paroxysme le 13 Octobre dernier des suites de l’incident sécuritaire qui a alité depuis  ce jour le général  Mohamed Ould Abdel Aziz .
Voilà plus de 30 jours ,qu’en l’absence de ce dernier  ,la gestion du pays est de façon plus visible ,aux mains du Haut Conseil d’Etat (HCE),exclusivement composé de militaires et théoriquement dissous depuis le travestissement en civil  de l’ impatient patient de PERCY .
Durant cette longue période, par  respect à des valeurs  que ,méthodiquement  ce système   s’est employé ,depuis son avènement,  à détruire ,nous avions tant que faire se pouvait ,gardé un silence non coupable sur les questions de fond qui se profilent derrière cet  incident .
Cette attitude d’expectative, nous y avons été amenés pour deux raisons essentielles :
1-On crie à tue tête  autour de nous que nous vivons en plein exercice de la démocratie. Dans ce cas, avions -nous jugé, qu’on serait  en droit de nous attendre à ce que l’incident ouvrît la voie à une cascade de démissions de tous ceux  qui en endosseraient ,à quelque degré que ce fût ,la lourde responsabilité .
2-Attendre le rétablissement  et le retour du Général  au pays  -qu’on nous disait imminent-  pour continuer  notre combat contre les  méthodes spartiates et  surannées de ce régime .
Et , par pudeur non atavique ni affectée nous avions ,comme le commandent les règles de morale, eu quelque bon scrupule à dédaigner combattre un homme, même celui là ,réduit ne serait ce que momentanément, à l’état   grabataire et qui ,plus est, se trouve hors du pays .
Mais ,aux dernières nouvelles la machine de propagande du régime qui, seule ,a été épargnée par la paralysie qui enserre tout le spectre institutionnel  , administratif et politique dans notre pays ,nous apprend que le général,  requinqué à l’extrême, multiplie, dans sa plus belle forme, les rencontres , les interviews et même les ordres à ceux qui ont pris le relais. C’est à nos yeux plus que suffisant pour que soit mis fin à notre silence .
C’est d’autant plus urgent que beaucoup sinon toutes les questions ayant trait à cet incident restent en suspens .
On se souvient certainement que le pouvoir targuait de privilégier le tout sécuritaire au détriment de toutes autres politiques et que son chef lui-même sortait tout frais de ce moule où, vingt années durant il a veillé à la sécurité des chefs d’Etat , même s’il fut  aussi leur  tombeur, les uns après les autres .
Le flot des contre-vérités  qui s’est déversé sur nos esprits quelques heures après cette journée du 13 octobre tient à faire accroire que la balle qui s’est logée dans le corps du général n’a pas visé que son bras et résultait d’un accident mineur causé par inadvertance et imputé à un officier d’une armée que nous croyions professionnalisée et constituant l’ossature d’un système sécuritaire bien rodé .
Là, on est en droit de se demander comment un incident aussi gravissime pouvait advenir dans un tel système qui a sacrifié notre projet démocratique  et tous les secteurs de la vie de notre pays aux seules exigences sécuritaires, au premier  rang desquelles, sa sécurité personnelle.
D’avoir pu être victime d’une telle bavure, devrait suffire pour  que le Général ould Abdel Aziz rende sa démission comme cela se passe pour beaucoup moins dans toutes les démocraties du monde, parmi lesquelles nous croyons compter.
Cet acte courageux de démission qui n’a pas eu lieu a tout de même révélé le pressant besoin de restructurer la garde prétorienne du général, son armée dont est issu l’officier –mitrailleur, la hiérarchie de ce dernier ainsi que l’ensemble du système instauré et basé sur la force ,pour pouvoir  -non par l’exercice du  pouvoir politique dissipant , corrupteur et pervertissant  - assurer la sécurité et la survie de la nation à un moment crucial de son histoire où les tambours de la guerre résonnent à ses frontières orientales.
Face à l’opacité qui enveloppait lourdement les circonstances de l’incident, nous avons pu penser qu’on était en face ,l’habitude aidant , à une nouvelle façon d’opérer les coups d’Etat , par solidarité de corps afin de nous livrer dans un nouvel  emballage le même système aujourd’hui essoufflé par les ilacunes criantes du général  blessé et son incapacité avérée de gérer un Etat moderne. Cela est d’autant  plus vrai que nous traversons une époque marquée par  la  résurgence des peuples et des nations et la renaissance de la démocratie !
La faculté explicative des raisons officiellement  invoquées , ne comporte aucune vertu absolutive de la faute commise .Dans le cas d’espèce ,elle n’a fait d’ailleurs qu’amplifier le doute sur les circonstances réelles de l’incident donnant lieu à des extrapolations que la pudeur sincère et pure nous empêche d’aborder sauf quand on nous le transforme en haut fait de bravoure et de dignité .
La balle qui a atteint en plein corps , le général Aziz dans ses déboires, même si elle est à déplorer a été tout de même éclairante en ce qu’elle a mis à  nu les prétentions  sécuritaires de ce dernier et mis au goût du jour , l’urgence qu’il ya, tant les fait sont patents , à exiger
-La démission immédiate d’Ould Abdel Aziz:
-La dissolution ou l’intégration dans les rangs de l’armée nationale du BASEP longtemps déstabilisateur récidiviste  des institutions  républicaines et aujourd’hui se  incapable d’assurer la sécurité de son chef.  Ce bataillon n’excelle, décidément, que dans la destitution illégale des Présidents mais s’inscrit au registre des absents quand il s’agit de leur prodiguer la sécurité.
-La hiérarchie de l’officier-baroudeur doit, elle aussi, rendre son tablier.
-Les  responsables dans le département de la justice et apparentés qu’on a empêché d’enquêter sur l’incident et dont on a ignoré  le rôle en accordant, avant enquête et  procès, « la grâce présidentielle » à l’auteur du carnage du 13 octobre, doivent démissionner, eux aussi, ne serait- ce que par acte de protestation.
Et comble de l’ironie : ce qui était tenu pour être son point fort, la sécurité est devenue  en l’espace d’une journée son talon d’Achille. Une nouvelle occasion, qu’il ne saura certainement pas saisir, lui est offerte aujourd’hui pour méditer sur son sort en décryptant  de manière lucide les signes divins avertisseurs. Si, par un de ces retournements ineffables de la vie , il y arrive, il saura que l’accident qui est venu mettre un terme à un autre accident , celui de l’histoire qui l’a placé là où  il ne devait jamais se trouver .Cette remise en cause de sa propre personne ,doit le mener si elle est bien conduite , à décider de lui- même de démissionner .
Les raisons en seront claires : car il a , par mépris de son peuple ,fait primer sa vie privée sur les responsabilités nationales  ,en se faisant attaquer de la sorte en pleine villégiature. Il l’a fait parce que convaincu que le pays, ses ressources, l’honneur et la dignité de son peuple sont sous ses bottes et il peut en user et abuser à volonté.  
Il  l’a aussi fait parce que, se connaissant mieux, et quoi  qu’ayant passé prés de sept années au pouvoir occulte ou apparent, il continue de battre campagne. .    
Cette longue durée ne l’a pas aidé à intérioriser l’idée  qu’il préside aux destinées d’un peuple et au devenir d’un pays tout entier .Pour se repentir et faire acte de contrition véritable , il doit également faire l’amère constat que les mines explosives qu’il a placées dans chaque recoin  de notre vie nationale  ont été désamorcées. Toutes ses méthodes,  pratiques et discours alambiqués, sont aujourd’hui frappés d’obsolescence politique irréversible.
En un mot , notre peuple sensibilisé par ses élites intellectuelles et politiques n’attend plus rien de positif venant de vous  car , du temps ,il y’a  à juste moins de 40 jours , où  vous jouissiez de toutes vos  facultés physiques et morales  , vous nous avez précipité à vive allure dans le gouffre de la mal gouvernance sous toutes ses formes .
Aujourd’hui, vos facultés et vos forces profondément  diminuées, vous  savez, vous et ceux qui vous instrumentalisent, même par la maladie, que vos efforts doivent être concentrés exclusivement sur la surveillance permanente de votre état de santé.
Dans l’état actuel des choses, s’occuper des affaires de l’Etat pourrait nuire à votre santé et l’état de votre santé pourrait  nuire à la santé, déjà fragilisée, de notre Etat.

Mohamed Ould Mohamed El Hacen et Brahim Ould Abdallahi
Professeurs et Consultants


mercredi 21 novembre 2012

journal de maintenant - mercredi 21 novembre 2012


Mercredi 21 Novembre 2012


----- Original Message -----
To:
Sent: Wednesday, November 21, 2012 9:06 AM
Subject: situation

Les choses sont maintenant claires
1° MoAA est en état d'organiser sa succession ou son intérim, depuis l'étranger ou en revenant au pays
2° la COD n'est pas considérée comme une alternative ou un recours par vos compatriotes et n'étant pas parvenue à s'imposer, pendant l'absence de MoAA, elle ne peut être considérée par lui
3° la majorité présidentielle, ses chefs et ses partis sont autant discrédités dans la population que dans l'esprit de MoAA
3° l'armée est à la fois le soutien de MoAA et le recours de la COD ; elle ne semble pas vouloir assumer ni le pouvoir ni la transition ni la succession éventuelle par elle-même
4° MoAA reste en situation d'initiative et a largement profité de la non-information et/ou de la désinformation .


----- Original Message -----
From:
Sent: Wednesday, November 21, 2012 9:40 AM
Subject: Re: votre message de milieu de journée - Re: un appel à l'opinion française - le mouvement du 25 février 2011

Je vous remecie pour la riche moisson de messages de cette journée, riche par ailleurs en événements marqués par l'apparution inattendue de MOAA à l'Elysée et sur France 24.
Pour un coup de communication, s'était plutôt bien réussi.
sans doute certaines points d'interrogation ont-il été levés sans pour autant éclaircir totalement l'horizon politique.
Des images il ressort que MOAA est encore convalescent et affaibli, bien qu'étant dans une forme physique et intellectuelle relativement rassurantes.
Que va-t-il faire maintenant?
Mener un train léger en reprenant progressivement les choses en main?
Se reposer totalement avec des apparutions limitées et déléguer certains de ses pouvoirs?
Entrer tout de suite dans le vif du sujet en prenant des décisions importantes?
Telles l'organisation d'un nouvel dialogue politique, ou la formation d'un nouveau gouvernement élargi?
Ou plutôt expédier certains dossiers urgents

----- Original Message -----
To:
Sent: Wednesday, November 21, 2012 10:03 AM
Subject: Re: votre message de milieu de journée - Re: un appel à l'opinion française - le mouvement du 25 février 2011

En creux de votre message, l'observation aussi que la COD a perdu la main. Comme promis cependnat je vous envoie d'ici quelques heures des suggestions et observations pour concourir aux vôtres, si vous avez la visite de ses émissaires.

Quels sont, à votre connaissance ou selon vous, ces dossiers urgents ? en plus de mettre à jour : présidence du Sénat et présidence intérimaire, Conseil constitutionnel avec prestation de serments des trois déjà nommés. Evidemment aussi le budget.

Le dialogue politique n'a rien donné en trois ans, que des ralliements dont le vide relatif depuis le 13 Octobre, a montré qu'ils existaient encore moins qurela COD. Et le gouvernement élargi n'a de sens que précisément si les principaux de la COD en ont l'essentiel, puisque les ministres et soutiens du pouvoir ont été fantômatiques.


----- Original Message -----
From:
Sent: Wednesday, November 21, 2012 11:10 AM
Subject: Re: votre message de milieu de journée - Re: un appel à l'opinion française - le mouvement du 25 février 2011

Il serait très très prématuré de tirer des conclusions rapides pour infirmer  "ce qui est mâché par les veaux comme on dit chez nous" ces dernières semaines! L'apparition de MOAA et son interview ne changent rien dans mon analyse et mes "prédictions ou intuitions" et dans ce que je considère "une partition  jouée avec beaucoup de virtuosité!  Bien au contraire, cela me renforce dans ce que je rumine depuis de long mois
Pour vous, cher ami, n'ayez crainte en ce qui concerne vos espoirs;Peut-être serez vous comblé en fin de compte et malgré les apparences?
Pour votre ami HB, comprenez le : et puis vous savez bien qu'un Ambassadeur  a parfois des "partitions différentes et même contradictoires" à jouer, sans compter sa propre personnalité et  subjectivité qui peuvent influer dans certains cas,
Et puis de nos jours  la diplomatie et même la  politique en général c'est comme l'iceberg!.Sans compter que certains Ambassadeurs refusent qu'on les mêlent à "certaines choses":

Ce que les Mauritaniens ont tiré comme conclusion des événements d'hier c'est que leur Président  est désormais "réformé" comme on dirait en langage miltaire.
Ensuite sonséjour le 24, s'il finit par se faire, sera de très courte durée. Ensuite que le 28 et même avant, il fera une déclaration de la plus haute importance! Se trompent-ils ? C'est possible! Mais peut-être ne se trompent-il pas complètement ! Mais comme il ne reste que que quelques jours on peut bien se permettre le luxe d'un peu de patience qui est la qualité première des Diplomates !
Personnellement, je suis arrivé à la conclusion que dans ces "rumeurs Mauritaniennes" qu'on fustige parfois, il y a toujours (volontairement peut-être) une part de vérité "enrobée"
    AYEZ CONFIANCE CHER  AMI!
A bientôt


----- Original Message -----
From:
Sent: Wednesday, November 21, 2012 3:26 PM
Subject: Re : ce qui se réfléchit

Personnellement je m'en tiendrai à l'interprétation d'éléments probants :
(1) L'apparition de MOAA, à la date et dans les circonstances choisies est un coup médiatique certes, mais c'est aussi un message politique à lire suivant la partie qui en a pris l'initiative :
(a)si c'est l’Élysée ou un quelconque des services français officiels à Paris, ça veut dire que la France de Hollande tire, comme celle de Sarko déjà, les ficelles des marionnettes du pouvoir en Mauritanie, mais en y introduisant désormais un peu de morale, en jouant franc-jeu. En faveur de qui( en plus d'elle, bien sûr) et de quoi (en plus de ses intérêts stratégiques); du statu quo ou du changement ? Réponse entre le 24 et le 28 novembre.

(b) si c'est MOAA ou un quelconque segment de son régime (à travers l'Ambassade de France à Nouakchott ou une officine officieuse), ça veut dire qu'il s'agit, ni plus ni moins, d'un nouvel épisode, certes plus "consistant" de la comédie dilatoire que joue le pouvoir mauritanien en attendant de mettre en place les conditions d'une succession qui convient. Que Paris joue le jeu n'est guère surprenant dans ce cas : le prix obtenu est important, même si MOAA a commencé à ruser dès sa sortie de l’Élysée, en restant évasif sur la participation de la Mauritanie à la guerre.

(2) A Nouakchott, les rumeurs n'ont pas pris fin: Leurs fabricants viennent au contraire d'avoir de l'eau pour faire tourner leur moulin : ils tiennent une preuve que la France a une main dans ce qui se passe chez nous. Ils n'auront plus alors qu'à "charger" leur imagination des nouvelles donnes apportées par l'événement d'hier et elle se mettra à produire, dès que l'effet scoop de images de France24 aura pâli. Déjà, RFI leur a donné un déclencheur percutant ce matin : MOAA séjournera au pays quelques jours et repartira pour poursuivre ses soins.

(3) Ceux qui tirent les ficelles de cette partie, qui qu'ils soient, ignorent-ils que dans le sac à marionnettes mauritaniennes il y a des guignols qui ne sont pas attachés à des cordelettes et que, un jour ou l'autre, ils finiront par en sortir une qui leur éclatera au visage car elle aura été piégée par al qaïda, l'iran, ou même de simples patriotes (au disque rayé) poussés à s'allier au diable?