samedi 2 juillet 2016

message de Biram Dah Ould Abeid à Mohamed Ould Abdel Aziz - IRA repris par Cridem . 5 mai 2016


5-05-2016 15:10 - Biram Dah Abeid : "​ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016​" (Message)

Biram Dah Abeid : IRA Mauritanie - De Biram Dah Abeid à Mohamed Ould Abdel Aziz et sa clientèle, ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016.

Il y a maintenant plus d'une décennie que l'usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s'échine à me faire changer d'avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n'eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l'entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d'Allah, grand et miséricordieux.

Ainsi, quand le chef de l'Etat mauritanien se persuada de ma ferme volonté de créer le mouvement abolitionniste "IRA", il en interdit la légalisation, me démit de mon modeste poste de conseiller de la Commission des Droits de l'Homme, me radia de la fonction publique puis confectionna contre moi des dossiers judiciaires montés de toutes pièces avec lesquels, il finit par m'envoyer en prison à la suite de simulacres de procès dont les verdicts ont toujours été connus d'avance.

Ces persécutions ont toujours été précédées et accompagnées de campagnes de diffamations et de dénigrements orchestrées par les services de renseignements nationaux et appuyées par des organes de presse écrite et audiovisuelle à la solde du pouvoir, par les associations de pseudo d'Uléma et pseudo Imams usant et abusant de toutes les tribunes que l'Etat met à leur disposition mais aussi par les juges et les tribunaux.

Aussi, le gouvernement du despote non éclairé au pouvoir, appuyé par ses services de renseignements et son réseau d'ambassades, ont-ils déclaré une guerre officielle et ouverte, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, dont l'objectif unique est la liquidation de Biram Dah Abeid, le bâillonnement de l'organisation IRA, l'extinction du souffle d'espoir qu'elle commence à insuffler jusqu'au plus profond des cœurs des masses des opprimés et l'arrêt définitif de son ascension dans l'opinion publique internationale. Cette guerre s'est aussi matérialisée par des manœuvres successives de déstabilisation, d'orchestration de scission et de démembrement avec les résultats dont les Mauritaniens ont été témoins et qui sont, à chaque fois, un échec lamentable.

En dépit de toutes ces misères que le pouvoir s'évertue à lui faire, IRA n'a cessé de progresser, de gagner en charisme et en notoriété aussi bien au sein de la population mauritanienne qu'au niveau international avec la cascade de prix, de distinctions et de marques d'honneur et d'estime que lui témoignent les organisations et les institutions internationales mais aussi les pays, les villes et les simples citoyens du monde.

A l'occasion des élections présidentielles de 2014, le régime de Ould Abdel Aziz pensait, avec sa naïveté habituelle, tenir une occasion rare de ternir notre image auprès de la population et, par la même occasion, mettre fin aux espoirs que nous avons commencé à y susciter.

Grâce à la volonté du Très haut et en dépit de l'embargo financier et juridique qu'on nous a imposés, en dépit de l'embargo religieux dont l'une des armes les plus redoutable est notre excommunication par des pseudo Uléma aux services tarifés et malgré le lynchage médiatique, raciste et systématique dont nous étions l'objet malgré tous ces obstacles, nous avons réussi à lever et à entretenir une vague de sympathie et d'adhésion à notre cause et ce jusque dans les villages les plus reculés du pays.

Il n'y a pas de preuve plus éloquente de la popularité de notre discours et de l'adhésion des Mauritaniens à nos thèses que l'acharnement dont avait fait preuve l'usurpateur Ould Abdel Aziz pour nous asphyxier financièrement, assécher nos sources de revenu et nous empêcher de transporter nos assesseurs alors que lui s'adonnait à la plus grande fraude électorale de l'histoire de la Mauritanie.

Le dernier acte de cette mauvaise pièce de théâtre que joue le chef de l'Etat mauritanien et dont la trame de fond est notre marginalisation et l'occultation du message de notre organisation, fut notre arrestation lors de ce qu'il est convenu d'appeler "la caravane Boghé-Rosso" puis notre jugement lors d'une parodie de procès et notre emprisonnement pour deux années fermes dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Du fond de cette lugubre cellule de la prison civile de Nouakchott, je crie au visage du chef de l'Etat, Mohamed Ould Abel Aziz, que je ne faiblirai jamais, que je ne ploierai jamais et que j'ai encore suffisamment de ressources morales et corporelles pour combattre le système raciste, esclavagiste et despotique dont il est la tête malfaisante. Mes convictions et mes principes sont intacts et ma volonté totale de me battre de l'intérieur de la prison ou de l'extérieur et ce jusqu'à délivrer de ton emprise, les Mauritaniens que tu maintiens dans cette grande prison qu'est devenue, sous ton règne, la Mauritanie.

Je puis t'affirmer ici, à toi et à la clique qui te sert de laudateurs, que je n'attends rien de toi, ni avant le 17 mai 2016, ni pendant cette journée là et encore moins après. Je ne me sens pas concerné par tes verdicts que je ne reconnais pas. Alors, que ce soit deux ans, dix ans ou vingt ans, il n'y aura d'alternative à la confrontation, à l'intérieur ou à l'extérieur de la prison. Nous proposons et Allah dispose.

Nouakchott, le 15 mai 2016

Biram Dah Abeid


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Source : IRA Mauritanie
Commentaires : 10
Lus : 2867 – au samedi 2 juillet 2016

Commentaires (10)

·         jarjar (H) 16/05/2016 14:39 X

@ Pantherehartani . Pour ta gouverne j'ai toujours soutenu le combat de Birame dans le fond , mais laisse moi la latitude de ne pas l'approuver dans la forme . Quant à Aziz qui nie l'esclavage et le racisme , il doit dégager comme tous les satrapes arabes balayés par le vent du "printemps" .

·         pantherehartani (F) 16/05/2016 12:37 X

Akhi Jarjar (***) la lutte continue , tiens comme vous avez parlé de la vulgarité de Biram est ce que vous allez nous parler de celle de votre president de pacotille

·         jarjar (H) 16/05/2016 00:36 X

Ton autodafé et la vulgarité de tes propos lors de tes meetings t'ont fait perdre tes soutiens au sein de la communauté beydhane que tu vilipendes sans distinction .

·         Dia Bobacar (H) 15/05/2016 22:39 X

Président, Ton combat est noble. L'injustice ne peut continuer. Nous sommes tous nés égaux. Je suis convaincu que la victoire est très proche, très très proche. Au moment ou des hommes dignes défendant les victimes d'injustices d'autres pillent nos ressources et croient qu'ils s'en sortiront sain et sauf. Mon oeil. Vive Biram Vive IRA Vive la Mauritanie juste

·         Pr ELY Mustapha (H) 15/05/2016 20:00 X

Un message sans appel. اللَّهُ يَنْصُرُ الدَّوْلَةَ الْعَادِلَةَ وَإِنْ كَانَتْ كَافِرَةً وَلَا يَنْصُرُ الدَّوْلَةَ الظَّالِمَةَ وَإِنْ كَانَتْ مُؤْمِنَةً

·         Truthteller (H) 15/05/2016 19:25 X

Courage ! Tous les Grands hommes sont passées par la case"Prison". Cette étape sans doute douloureuse ne fera que renforcer la noble cause que vous défendez. Elle attirera plus de gens encore endormis à se réveiller et vous rejoindre dans la lutte qui sauvera notre cher pays qui est actuellement pris en otage.

·         Touleguennoise (H) 15/05/2016 16:58 X

Lorsque Sidi Ould Cheikh Abdallahi Président de la République Islamique de Mauritanie démocratique élu a pris la décision par décret présidentiel de te limogé toi et tes compagnons, les mousquetaires vous avez refusé de vous plier à la loi de la république voté par l’Assemblée nationale et toi général que vous étiez commandant de bataillon remplace le Président de la république dans ses fonctions et tu fais annulé le décret présidentiel, donc toi et ses acolytes vous êtes toujours passible devant les juridictions Nationale. Alors si vous croyez que par la prison vous pouvez donné des leçons de morale aux leaders d’IRA Biram Dah Abeïd et Brahim Ould Bilal, je crois Aziz doit se détromper, vous écoutés même par la force est nulle, la prison à rendu IRA et ses Présidents beaucoup plus fort, plus déterminer dans leur combat pour l’éradication de l’esclavage et ses séquelles, plus de force pour demander l’égalité entre les Mauritaniens, la justice et la paix, Biram et Brahim ont depuis leur prison gagner le combat contre ton système raciste qui sera balayé au vent premier vent du matin.

·         Gaïndélelion66 (H) 15/05/2016 16:25 X

Un grand message, un très grand courage et détermination sans précèdent dans l’histoire de ce pays, une très grande conviction qui mérite un respect du Monde entier comme les titres reçu des Nations Unies, de la Mauritanie en particulier, mais plus particulièrement de nos hommes politiques, qui veulent combattre un système qu’ils dénoncent chaque jours et ne veulent jamais aller à la police, ils se contentent tous de dire la même chose, dans les limites de la loi et croyez moi, la loi vous limite d’aller en prison pour défendre vos idées, comme le commerçant qui défend sa boutique devant un voleur comme Aziz et ses complices. La prison n’est une honte bien au contraire, c’est une célébrité et un courage surtout pour la cause de vous défendez, les droits humains, pour une égalité entre les citoyens et le respect des lois de cette république bananière dirigé par des esclavagistes de pur sang et dur rang, seul les laudateurs sont d’accord avec Aziz, pour sa chute prochaine et l’histoire retiendra de lui un dictateur, un Turcaret, un agioteur qui risque de passer le reste de sa vie en prison.

·         ahmed12b (H) 15/05/2016 15:39 X

c'est pas honnête du tout! Monsieur Biram vous êtes toujours greffier en chef payé par le ministère de la justice. De 2008 à 2012 IRA a coopéré avec le système d'où la dissidence contre vous suite à vos rencontres en cachette avec Aziz. La prison vous ne l'auriez jamais fait si vous n'aviez pas commis l'imprudence d'attaquer des flics. Puis vous avez fait de la surenchère pour gagner du grade à l’étranger et "naper" ainsi le régime. Cela a marché et ils ont oublié votre autodafé de livres sacré pour vous donner de grosses sommes d'argent et vous laisser vous présenter à la présidentielle en 2014. Mais comme ils n'ont payé des arriérés vous avez créé un nouveau "esclavage foncier" et vous avez de nouveau voulu les intimider. Cette fois ils sont compris votre chantage permanent et que vous êtes un perturbateur . Alors ils vous ont envoyé au gnouf. faut dire que l'avez bien cherché ...

·         kangourou (H) 15/05/2016 15:37 X

Magnifique tout simplement, voilà un exemple de courage et dévouement pour la cause de son peuple. Ceux qui veulent lutter sans connaître la prison à tort , les mauvais traitement ne sont pas porteurs du vrai changement que nous tous voulons pour ce pays. Bravo Biram. Ton combat triomphera. Biram Président !

rapport terrifiant sur l'esclavage : qu'attend Aziz pour convoquer l'ambassadeur américain ? - chezvlane.com . 29 août 2015




Voilà encore la preuve, comme le député Bedredine  le dit en pleine assemblée à Messoud, que « l’esclave se trompe sur tout sauf sur son maître ». Sinon comment comprendre que ni  le parlement mauritanien, ni le gouvernement ni le chef de l’Etat ne s’indigne officiellement après le rapport du département d’état américain 2015 sur la situation des droits de l’homme en Mauritanie ? On se souvient qu’en décembre dernier quand le parlement européen a émis une résolution non contraignante sur l’esclavage en mauritanie prenant en compte notamment le cas de Birame Ould Dah Abeid…


…le parlement mauritanien a émis à l’unanimité une résolution mettant en garde le parlement européen de s’ingérer dans les affaires intérieures mauritaniennes.


Le moment singulier se voulait solennel alors que la résolution non contraignante européenne était légère par rapport au contenu terrible de dernier rapport du département d’Etat américain sur la situation des droits de l’homme où la Mauritanie est présentée comme un pays esclavagiste par excellence avec toutes formes de trafics d’humains femmes et enfants viols compris, sans parler de toutes formes de discriminations à caractère raciste. De plus, le rapport américain présente l’état mauritanien comme quasi-complice de cette situation vu que ce dernier ne ferait rien de concret pour changer la donne sinon des lois qui n’engagent à rien. Au contraire, mille lois contre l’esclavage, zéro captif esclavagiste et plusieurs captifs militants des droits de l’homme. Notamment un prix ONU. 


Il faut croire que les américains savent de quoi ils parlent vu qu’ils sont très renseignés non seulement grâce à leurs divers programmes pour venir en aide aux plus démunis partout sur le territoire or il se trouve que les plus démunis sont les esclaves et les descendants d’esclaves mais en plus les américains rencontrent toute la société civile même celle marginalisée par le pouvoir. 

En matière de rapport direct avec les populations et les acteurs de la société civile, les américains ne font pas dans le politiquement correct pour plaire au pouvoir mauritanien. Ils veulent rencontrer et écouter tout le monde directement : pouvoir opposition ONG etc.. Que ça soit un chargé d’affaire qui va rencontrer les FPC tout juste envoyés au diable par le pouvoir après leur demande de récépissé ou l’ambassadeur américain posant au milieu de la famille de Birame Ould Dah Abeid pour leur apporter son soutien, les américains agissent en diplomates libres de se renseigner et surtout de soutenir qui bon leur semble si les informations en leur possession attestent une violation des droits de l’homme.

Cela dit on attend toujours une visite de l’ambassadeur chez Ould Mkheitir détenu d’opinion repenti pour un crime qu’il n’a pas commis de l’avis de plusieurs oulémas.

https://www.change.org/p/signez-nombreux-et-faites-signer-pour-sauver-la-vie-d-un-d%C3%A9tenu-d-opinion

En matière de renseignements sur ce qui se passe en Mauritanie, wikileaks nous a appris que la Mauritanie entière tous partis confondus allait chez l’ambassadeur américain pour raconter ce qui se passe ; ce qui est tout à fait compréhensible en matière de soutien démocratique car les vieilles démocraties ont un devoir de soutien.

Tout ça pour dire que suite à ce terrible rapport du département d’état américain, on s’attendait à une réaction du parlement mauritanien digne du coup de menton de décembre dernier pour mettre en garde le parlement européen.

En vérité, l’esclave se trompe sur tout sauf sur son maître et le département d’Etat américain ce n’est pas le parlement européen. De là que les beaux d’hier se terrent et n’osent pas l’ouvrir.


Cela ne doit pas étonner ces citoyens mauritaniens…





" Le rapport 2015 du département d'Etat américain sur le trafic des personnes mauritanie : niveau 3

  La Mauritanie est un pays où des hommes, des femmes et des enfants sont soumis au travail forcé et au trafic sexuel. Les adultes et les enfants des castes traditionnelles des communautés des Maures Noirs et des Négro-africains sont victimes de pratiques esclavagistes enracinées dans les relations ancestrales maître-esclave.

Bien qu’il n existe pas de données fiables sur le nombre total des esclaves, les experts nationaux et internationaux sont d’ accord sur le fait que l’esclavage continue à affecter une frange importante de la population nationale aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain.

Maintenus depuis des générations par des familles esclavagistes, les victimes de l’esclavage sont forcées de travailler comme des bergers ou des domestiques sans salaire. Par ailleurs certains garçons en Mauritanie et dans d’autres pays Ouest Africains qui étudient le Coran, communément connus sous de nom de Talibés, sont forcés à mendier pour des marabouts corrompus.

Les talibés vivent dans des conditions difficiles et ils ne fréquentent pas l’école. Bon nombre parmi eux sont obligés de mendier pour la nourriture et pour le quota financier quotidien pour le marabout. Les garçons des familles à faible revenu dans la communauté Halpulaar sont les plus vulnérables à la mendicité forcée.

En général les enfants quine possèdent pas de certificat de naissance ne sont pas autorisés à s’inscrire à l’école. En conséquence, ils sont exposés à des risques plus élevés pour le trafic. Des filles mauritaniennes ainsi que celles du Mali, duSénégal, de la Gambie et d’ autres pays Ouest Africains sont contraintes à la servitude domestique en Mauritanie. Les femmes et les filles sont soumises au trafic sexuel dans les pays du Moyen-Orient. Certaines s’engagent dans des mariages forcés facilités par des courtiers ou des agences de voyage. Ensuite elles sont exploitées comme des esclaves sexuelles à l’étranger.

Les hommes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord utilisent des mariages légaux temporaires comme un moyen d’exploiter sexuellement des jeunes filles et des femmes en Mauritanie. La société civile continue de 1 Les pays dont les gouvernements ne se conforment pas pleinement aux normes minimales et ne font pas d’ efforts significatifs á cet effet .

Critiquer les officiels chargés de l’application de la loi pour le manque d’enquête et d’engagement de poursuites judiciaires pour les cas d’esclavage portés a leur attention. En particulier des inquiétudes existent concernant l’intervention des officiels visant à supprimer les actions contre les auteurs présumés dans un cas survenu durant la période du reportage.

Le gouvernement mauritanien ne respecte pas pleinement les normes minimales pour l’élimination du trafic et ne fournit pas d’efforts significatifs pour y parvenir. Le gouvernement a pris des mesures pour sensibiliser l’opinion publique à travers deux débats télévisés et trois symposiums sur les séquelles de l’esclavage.

Cependant le gouvernement n’a pas daigné poursuivre ou condamner les trafiquants, comme il n a pas offert de formation spécifique aux officiels chargés de l’application de la loi. Le gouvernement n’ a pas fourni de services de protection adéquate aux victimes ni établi des procédures pour une identification proactive des victimes, parmi les personnes arrêtées pour prostitution et les individus détenus et déportés pour violation des lois d’ immigration.

En plus, durant la période du reportage, le gouvernement a arrêté, poursuivi et condamné plusieurs anti-esclavagistes dont certains ont été condamnés à une peine d’emprisonnement ferme de deux ans.

 Recommandations

Redoubler d’efforts pour enquêter sur les infractions liées au trafic– aborder tous les types de trafic des adultes et des enfants– et condamner et punir les contrevenants en s’ appuyant sur la loi de 2003 contre le trafic humain et la loi anti-esclavagiste de 2007;

Prendre des mesures pour tenir les officiels du gouvernement responsables de complicité liée au trafic y compris les tentatives d’interférer dans les investigations criminelles;

Former le personnel chargé de l’application de la loi, avec une attention accrue accordée aux mesures d’identification des victimes de trafic parmi les populations vulnérables, les référer aux services de protection, et instituer des programmes pour standardiser ces procédures;
Aider les adultes et les enfants victimes de trafic à accéder à l’assistance légale y compris la possibilité de porter plainte directement au nom des victimes à travers Tadamoun; 
Adopter un amendement à la loi 2007-048 qui interdit l’esclavage, pour permettre aux organisations de la société civile de porter plainte au nom des victimes, financer les organisations de la société civile qui offrent des services directs aux victimes y compris leur formation;

Accroître les efforts de coordination avec les ONGs pour optimiser les services de protection pour les victimes de trafic; Avec la contribution de la société civile, développer et mettre en application un plan pour offrir des ressources économiques — à travers une assistance financière ou des attributions de propriétés pour renforcer les capacités des membres des castes traditionnelles soumises à l’esclavage à vivre de façon indépendante, s’ assurer que ces ressources atteignent et profitent aux communautés ciblées;

Et continuer à redoubler d’efforts pour sensibiliser le public sur le trafic y compris la servitude traditionnelle.
Poursuite

Le gouvernement n’a pas déployé suffisamment d’efforts pour appliquer la loi anti-trafic. Toutes les formes de trafic, exception faite de l’esclavage héréditaire sont interdites par la loi de 2003 contre le trafic humain, qui prescrit des peines de 5 a 10 ans d’emprisonnement pour des violations.


Ces pénalités qui sont suffisamment draconiennes excèdent celles prescrites pour des crimes sérieux comme le viol. L’esclavage y compris l’esclavage héréditaire est interdit par la loi de 2007-048, en vigueur depuis Septembre 2007; une loi de 2013 contre l’esclavage a étendu le délai de prescription de 10 ans de la loi 2007 qui définit l’esclavage et prescrit une pénalité suffisamment draconienne de 5 a 10 ans ‘ d’emprisonnement pour violations.


Son efficacité est limitée par l’exigence que les esclaves doivent porter plainte avant que des poursuites ne puissent être engagées, et aussi d’interdire aux ONGs de porter plainte au nom des esclaves –dont la plupart sont analphabètes..


Bien que l’Agence Nationale pour la Lutte contre les Séquelles de l’Esclavage, l’Intégration, et la Lutte contre la Pauvreté, connu sous le nom de Tadamoun a l’autorité de soumettre des plaintes au nom des esclaves, elle ne l’a pas fait pendant la durée de ce reportage.


Le gouvernement a enquêté un cas d’esclavage identifié par une ONG. Il n’a ni poursuivi ni condamné un trafiquant durant ce reportage.


Dans une seule enquête conduite, le gouvernement a initialement arrête le maître d’esclave présumé, mais finalement n’a pas retenu de charges contre lui sous la loi anti-esclavagiste de 2007 et l’a libéré.


Il reste à clarifier si le gouvernement va porter l’affaire en justice. Les ONGs ont rapporté avoir référé approximativement 4000 cas de travail d’enfants à la police mais aucun cas n’a aboutit à une enquête, à des poursuites ou à des condamnations pour travail forcé des enfants.


Le gouvernement n’a offert aucune formation spécifique anti-trafic au cours de la période du reportage.


Le gouvernement n’a rapporté aucun cas d’enquête, de poursuite ou de condamnation d’un officiel du gouvernement pour complicité d’ infraction de trafic d’êtres humains. Par contre le gouvernement a arrêté, poursuivi et condamné plusieurs activistes anti-esclavagistes durant la période du reportage, attirant l’attention de la communauté internationale sur les tentatives du gouvernement à entraver les actions des représentants de la société civile plaidant contre l’esclavage et la discrimination systématique en Mauritanie.


En Novembre 2014 les forces de l’ordre ont arrêté 9 activistes anti-esclavagistes et les ont accusés d’avoir dirigé des organisations non reconnues, organisé un rassemblement non autorisé et résisté à une arrestation. Finalement le gouvernement a condamné six parmi les activistes.


Le gouvernement a condamné trois activistes à un an de prison et 40,000 Ouguiyas d’amende. Leur condamnation a été suspendue et ils ont été libérés. Cependant le gouvernement a condamné les autres trois activistes a 2 ans de prison. A la fin du reportage les activistes purgeaient leur peine pendant que leur cas était en appel.


Protection


Le gouvernement n’a fourni que des efforts limités pour protéger les victimes de trafic humain y compris ceux qui sont exposés à l’esclavage traditionnel.


Le Ministère des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille continue à gérer cinq centres publics pour la protection et l’intégration sociale.


En Novembre 2014 le Ministère a ouvert un sixième centre à Nouakchott. 321 enfants nécessiteux reçoivent des services de ces centres.


Mais il reste à déterminer combien parmi eux ont été victimes de trafic. Le gouvernement a donné 35 millions d’ouguiyas aux centres qui n’offrent qu’une protection de courte durée.


En général les enfants retournent dans leurs familles ou chez leur marabout, ce qui facilite leur exploitation.


Les ONGs continuent à offrir la majorité des services de protection aux victimes de trafic sans soutien ni financier ni en nature du gouvernement. Une NGO a identifié et pris soin de 257 filles sauvées de la servitude domestique. Le manque de soins de réhabilitation à long terme en Mauritanie rend plusieurs victimes vulnérables à redevenir victimes du trafic.


L’absence de mesures pour identifier les victimes de trafic parmi les populations vulnérables peut avoir conduit les victimes à être punis pour des actes commis à cause de leur soumission au trafic. Par exemple en 2014, 6, 400 migrants sans papiers étaient détenus puis déportés sans sélection. En plus, les officiels souvent emprisonnent les femmes soupçonnées de prostitution, alors que certaines parmi elles peuvent avoir été des victimes de trafic.


La Mauritanie n’offre pas d’alternatives légales au renvoi des victimes étrangers dans des pays où ils pourraient face à la souffrance ou à la punition.


Prévention


Le gouvernement a soutenu de modestes efforts pour prévenir le trafic humain. En Mars 2014, le gouvernement a adopté une stratégie nationale composée des recommandations du Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Formes Contemporaines de l’Esclavage.


Cependant son application a été limitée.


En Octobre 2014 le gouvernement a abrité deux débats télévisés sur l’esclavage avec des officiels du gouvernement et des activistes antiesclavagistes.


Les officiels du gouvernement étaient largement majoritaires et les membres de la société civile n’étaient pas représentés. Le Ministère des Affaires Islamiques en collaboration avec l’Union Nationale des Imams ont organisé trois symposiums pour sensibiliser sur ce que le gouvernement appelle » les séquelles de l’esclavage. »

Le gouvernement n’a rien fait pour diminuer le niveau de travail forcée ou la prostitution. Le gouvernement n’ a pas offert de formation ou de guidance à son personnel diplomatique ou a ses troupes de maintien de paix devant être déployés à l’ étranger.

Néanmoins un donateur étranger a offert une formation anti-trafic aux troupes de maintien de la paix de la Mauritanie."


source rimweb
Publié il y a 29th August 2015 par vlane.a.o.s.a
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. CHEZVLANE


résolution de l'Assemblée nationale invitant le Parlement européen à s'éloigner de toute forme d'ingérence dans les affaires intérieures des pays - AMI






Nouakchott,  23/12/2014  -  L'Assemblée Nationale a adopté, à l'unanimité, mardi soir à Nouakchott, au cours d'une séance plénière tenue à Nouakchott sous la présidence de M. Mohamed Ould Boilil, président de cette chambre, une résolution demandant, entre autres, au parlement européen de s'éloigner de toute forme d'ingérence dans les affaires intérieures des pays, conformément au droit et aux usages internationaux.

Voici cette résolution:

" L'Assemblée Nationale réunie en séance solonnelle, le mardi 23 décembre 2014, au cours de sa première session ordinaire de l'année 2015, en application de la recommandation de la commission ad hoc, mise sur pied à cette fin et après avoir pris connaissance de la résolution du parlement européen en date du 18 décembre 2014 à propos de la Mauritanie.

1°) prenant en considération les relations séculaires, qui ont lié à travers l'histoire la Mauritanie à chacun des pays membres et à l'Union Européenne dans son ensemble et qui touchent la plupart des domaines de la coopération;

2°) se référant aux valeurs de la religion islamique et aux dispositions de la constitutions qui, en son article premier proclame l'égalité des citoyens devant la loi sans discrimination de sexe, de race ou de couleur ainsi qu'aux amendements constitutionnels de 2012 qui pénalisent toute forme d'esclavage ou de pratiques dégradantes;

3°) considérant que la Mauritanie est partie prenante dans la plupart des conventions et adccords internationaux portant sur les droits de l'Homme et la lutte contre toute forme de discrimination basée sur le sexe, la race ou la couleur qu'elle a intégrés dans son dispositif juridique interne, afin d'honorer ses engagements internationaux. A ce propos et sans être exhaustif, on peut citer: les lois interdisant le trafic des personnes et criminalisant les pratiques esclavagistes;

4°) enregistrant avec satisfaction toutes les mesures prises par la Mauritanie pour éradiquer toutes les formes et séquelles de l'esclavage telles la création de l'Agence Tadaamoun, la mise sur pied d'un tribunal spécial pour statuer sur les pratiques esclavagistes, l'exécution de programmes ambitieux de lutte contre la pauvreté dans les zones vulnérables dont sont issus la plupart des anciens esclaves, l'élaboration d'une loi rendant obligatoire l'enseignement jusqu'à l'âge de 14 ans et sa gratuité dans toutes les régions du pays, l'accès aux services de base de tous les habitants des zones rurales et l'adoption de lois et programmes d'action tendant à renforcer la mise en oeuvre de la réforme foncière;

5°) se réjouissant de l'appréciation favorable réservée à la feuille de route du gouvernement, par le commissariat de l'ONU chargé des droits de l'Homme, qui a exprimé la disponibilité de la communauté internationale à accompagner le gouvernement dans la mise en oeuvre de cet objectif;

6°) ayant conscience que le devoir de tous les mauritaniens est de vivre dans la fraternité et en parfaite harmonie nonobstant leur origine ou appartenance et loin de tout ce qui peut menacer la paix sociale;

7°) prenant acte, regrettant et rejetant les contrevérités contenues dans la résolution du parlement européen;

8°) ayant conscience qu'il n'y a pas d'avenir pour un pays quel qu'il soit sans l'application stricte des lois et le respect de la souveraineté et de l'indépendance de la justice.

L'Assemblée Nationale, représentant du peuple souverain conformément à l'article 2 de la Constitution,

A - invite le parlement européen à:

- s'éloigner de toute forme d'ingérence dans les affaires intérieures des pays conformément au droit et aux usages internationaux ; et lui exprime en conséquence son rejet de la résolution qu'il a adoptée le 18 décembre 2014, à propos de la Mauritanie.

- vérifier toute information avant de porter des jugements et formuler des résolutions. Dans ce cadre, l'Assemblée Nationale rappelle au parlement européen que la Mauritanie est un pays ouvert à tout celui qui désire le visiter pour mieux le connaître et en découvrir les particularités et demeure disposée à accueillir toute délégation parlementaire désireuse de visiter la Mauritanie pour prendre connaissance de ses réalités sociales et de son expérience en matière de développement et cela à travers les voies officielles qui préservent le principe d'égalité et respectent la souveraineté des Etats;

encourager les gouvernements européens, en leur qualité de voisin méditerranéen et partenaire au développement au développement à accompagner les ambitieux programmes mauritaniens visant à éradiquer les séquelles de l'esclavage et à résorber les inégalités sociales;

- à faire confiance et à respecter la justice mauritanienne qui est indépendante;

B- engage le gouvernement mauritaniens à:

- 1°) tout mettre en oeuvre pour défendre la souveraineté du pays et l'indépendance de ses décision;

- 2°) respecter l'indépendance de la justice en application des principes de la séparation des pouvoirs, pilier essentiel de l'Etat de Droit, des Institutions et de la démocratie;

- 3°) renforcer et préserver l'unité nationale à travers la mise en oeuvre des programmes de développement en faveur des couches les plus vulnérables et l'application rigoureuse des lois;

-4°) préserver les intérêts économiques du pays en particulier ses ressources naturelles, loin de toute interférence étrangère dans ce domaine;

C- exhorte l'ensemble des acteurs nationaux : partis politiques, organisations de défense des droits de l'Homme, syndicats, acteurs économiques à s'élever avec force contre toute atteinte à la souveraineté du pays".

Dernière modification : 24/12/2014 11:46:12

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Aujourd’hui, les Mauritaniens, tous les Mauritaniens, partagent le même sentiment de fierté, de joie et de ferveur ; galvanisés et stimulés par cet élan patriotique et cette sensation indicible qu’insuffle la commémoration de l’indépendance nationale

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Activités présidentielles
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résolution du Parlement européen . l'esclavage en Mauritanie . 17 Décembre 2014


PROPOSITION DE RÉSOLUTION COMMUNE
PDF 140k
WORD 65k
17.12.2014
PE545.633v01-00}
PE545.634v01-00}
PE545.635v01-00}
PE545.636v01-00}
PE545.637v01-00}
PE545.638v01-00} RC1

B8-0382/2014}
B8-0383/2014}
B8-0384/2014}
B8-0385/2014}
B8-0386/2014}
B8-0387/2014} RC1
déposée conformément à l'article 135, paragraphe 5, et à l'article 123, paragraphe 4, du règlement
en remplacement des propositions de résolution déposées par les groupes:
Verts/ALE (B8-0382/2014)
EFDD (B8-0386/2014)
ALDE (B8-0387/2014)

sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP))

Cristian Dan Preda, Davor Ivo Stier, Bogdan Brunon Wenta, Elmar Brok, Lorenzo Cesa, Joachim Zeller, Tunne Kelam, Monica Macovei, Franck Proust, Andrej Plenković, Jaromír Štětina, Philippe Juvin, Francesc Gambús, Giovanni La Via, Dubravka Šuica, Lara Comi, David McAllister, Jeroen Lenaers, Tomáš Zdechovský, Seán Kelly, Eduard Kukan, Inese Vaidere, Csaba Sógor, Alessandra Mussolini, Stanislav Polčák, Andrzej Grzyb, Pál Csáky, Pavel Svoboda, Michaela Šojdrová, Marijana Petir, Gabrielius Landsbergis au nom du groupe PPE
Josef Weidenholzer, Victor Boştinaru, Hugues Bayet, Enrico Gasbarra, Ana Gomes, Pier Antonio Panzeri, Alessia Maria Mosca, Miroslav Poche, Gilles Pargneaux, Nicola Caputo, Elena Valenciano, Kashetu Kyenge, Liisa Jaakonsaari, Lidia Joanna Geringer de Oedenberg, Enrique Guerrero Salom, Andi Cristea, Alessandra Moretti, Goffredo Maria Bettini, Krystyna Łybacka, Marc Tarabella, Marlene Mizzi, Miriam Dalli, Michela Giuffrida, Doru-Claudian Frunzulică, Neena Gill, Vilija Blinkevičiūtė au nom du groupe S&D
Charles Tannock, Mark Demesmaeker, Jana Žitňanská, Arne Gericke au nom du groupe ECR
Gérard Deprez, Fernando Maura Barandiarán, Frédérique Ries, Ramon Tremosa i Balcells, Marielle de Sarnez, Ivo Vajgl, Pavel Telička, Juan Carlos Girauta Vidal, Izaskun Bilbao Barandica, Marietje Schaake, Ivan Jakovčić, Jozo Radoš, Petras Auštrevičius, Antanas Guoga, Nathalie Griesbeck, Johannes Cornelis van Baalen, Dita Charanzová, Javier Nart au nom du groupe ALDE
Barbara Lochbihler, Judith Sargentini, Maria Heubuch, Ernest Urtasun, Heidi Hautala au nom du groupe Verts/ALE
Ignazio Corrao, Fabio Massimo Castaldo au nom du groupe EFDD

Résolution du Parlement européen sur la Mauritanie, et en particulier le cas de Biram Dah Abeid (2014/2999(RSP)) 


Le Parlement européen,
–   vu ses précédentes résolutions concernant la Mauritanie, y compris celle du 14 juin 2012 sur les droits de l'homme et la situation sur le plan de la sécurité dans la région du Sahel(1) et celle du 22 octobre 2013 sur la situation des droits de l'homme dans la région du Sahel(2),
–   vu les conclusions du Conseil des ministres des affaires étrangères du 17 mars 2014 sur la mise en œuvre de la stratégie de l'Union européenne pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel,
–   vu la déclaration du 25 juin 2014 du porte-parole de la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur les élections présidentielles en République islamique de Mauritanie,
–   vu l'article premier de la constitution de la République islamique de Mauritanie, qui "assure à tous les citoyens sans distinction d'origine, de race, de sexe ou de condition sociale l'égalité devant la loi",
–   vu la charte africaine des droits de l'homme et des peuples (ratifiée par la Mauritanie en 1986), dont l'article 5 interdit expressément toute forme d'esclavage, et vu l'adhésion de la Mauritanie à des instruments internationaux qui interdisent les formes contemporaines d'esclavage, à savoir la convention relative à l'esclavage de 1926, le protocole l'amendant et la convention supplémentaire relative à l'abolition de l'esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l'esclavage de 1956,
–   vu l'accord de partenariat entre les membres du groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), d'une part, et la Communauté européenne et ses États membres, d'autre part, signé à Cotonou le 23 juin 2000 (accord de Cotonou),
–   vu les observations finales sur la Mauritanie du comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, publiées le 24 juillet 2014,
–   vu la convention n° 105 de l'Organisation internationale du travail (OIT) sur l'abolition du travail forcé,
–   vu l'article 135, paragraphe 5, et l'article 123, paragraphe 4, de son règlement,
A. considérant que Biram Dah Abeid, fils d'affranchis, mène une campagne de sensibilisation publique en faveur de l'abolition de l'esclavage; qu'en 2008, il a fondé l'organisation "Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste" (IRA-Mauritanie); que cette organisation a pour but d'attirer l'attention sur le fléau de l'esclavage et d'aider à porter des cas précis devant la justice; que Biram Dah Abeid s'est vu décerner, en 2013, le prix des Nations Unies pour la cause des droits de l'homme;
B.  considérant que, le 11 novembre 2014, Biram Dah Abeid, qui est l'un des principaux militants mauritaniens engagés dans la lutte contre l'esclavage et le fondateur de l'organisation IRA‑Mauritanie, a été arrêté à l'issue d'une marche pacifique organisée pour protester contre l'esclavage; que les chefs d'accusation retenus contre Biram Dah Abeid sont les suivants: appel à manifester, participation à une manifestation et appartenance à une organisation illicite, et que, d'après certaines informations reçues, il courrait le risque d'être condamné à la peine de mort; que la peine de mort demeure prévue dans le code pénal mauritanien, sans y être réservée aux crimes les plus graves, et qu'une telle sentence est prononcée à la suite de condamnations qui reposent sur des aveux obtenus sous la torture;
C. considérant que d'autres militants antiesclavagistes ont, eux aussi, été arrêtés et détenus, ce qui porte à dix-sept le nombre de militants appartenant à l'organisation IRA-Mauritanie qui sont actuellement en prison; que la gendarmerie mauritanienne aurait, pour effectuer ces arrestations, eu recours à une force excessive, y compris en rouant les militants de coups de bâton, en les traînant au sol et en employant des pratiques destinées à les humilier, entre autres en obligeant les détenus à se déshabiller complètement; que les gardiens de prison auraient en outre tenté de soutirer par la force des aveux signés aux militants;
D. considérant que Biram Dah Abeid est arrivé en deuxième place aux élections présidentielles de l'année 2014; que sa renommée en fait une cible de choix aux yeux des autorités mauritaniennes; que son arrestation et celle de ses camarades constituent des actes de répression de l'opposition politique et de la société civile;
E.  considérant que l'esclavage, bien qu'aboli officiellement en 1981 et incriminé en 2007, demeure une pratique bien réelle en Mauritanie; que d'après le rapport sur l'esclavage dans le monde en 2014, intitulé "Global Slavery Index 2014", la Mauritanie est le pays où la part de la population réduite à l'esclavage est la plus élevée (4 % de la population totale); que d'autres sources de données portent à 20 % la prévalence de l'esclavage dans le pays; que la loi relative à l'esclavage, d'adoption récente, ne couvre pas l'ensemble des formes que prend cette pratique en Mauritanie, toute forme de servage, par exemple, étant exclue de son champ d'application;
F.  considérant que l'esclavage en Mauritanie est explicitement fondé sur l'origine ethnique, les esclaves provenant presque exclusivement de la communauté Haratin, communauté noire qui représente entre 40 et 60 % de la population totale du pays, ainsi que d'autres communautés, comme le signale le rapporteur spécial sur les formes contemporaines d'esclavage; que les membres de la communauté Haratin, y compris ceux qui n'ont pas été réduits en esclavage, se voient fréquemment interdire l'accès à des métiers jouissant d'un statut social élevé ou à des postes élevés de la sphère publique;
G. considérant que la condition d'esclave est généralement héréditaire et que les enfants nés de mère esclave sont souvent considérés, toute leur vie durant, comme étant la propriété de la famille du maître; que des violences sexuelles sont couramment perpétrées sur les femmes esclaves; que la majorité des esclaves sont tenus à l'écart de toute éducation formelle et qu'on leur inculque que leur destinée est d'appartenir à leur maître, pratiques qui entretiennent un phénomène connu sous le nom d'"esclavage psychologique"; que les femmes esclaves doivent solliciter auprès de leur maître la permission de se marier; que de nombreux esclaves naissent du viol; que les perspectives de trouver un emploi de qualité qui s'ouvrent aux affranchis sont très limitées;
H.  considérant que la Mauritanie a ratifié des conventions telles que la déclaration universelle des droits de l'homme et le pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que l'accord de Cotonou;
1.  condamne fermement l'arrestation et le maintien en détention de Biram Dah Abeid, militant engagé dans la lutte contre l'esclavage, et de ses camarades, et demande leur mise en liberté immédiate; se dit préoccupé par les informations faisant état d'un recours à la violence contre certains militants, et exhorte les autorités mauritaniennes à poursuivre en justice les membres des forces de l'ordre qui ont trempé dans les sévices faits aux prisonniers et se sont rendus coupables de torture;
2.  demande au gouvernement mauritanien de cesser tout recours à la violence à l'encontre de civils qui participent à des manifestations publiques pacifiques et à des campagnes médiatiques de soutien à Biram Dah Abeid, de cesser tout acte de répression de la société civile et de l'opposition politique, et de permettre aux militants antiesclavagistes de poursuivre leurs activités non violentes sans qu'ils aient à craindre de subir harcèlement et pratiques d'intimidation; exhorte les autorités mauritaniennes à permettre l'exercice des libertés d'expression et de réunion, conformément aux conventions internationales et au droit mauritanien lui-même;
3.  condamne fermement toutes les formes d'esclavage, et plus particulièrement la forte prévalence de l'esclavage, des pratiques liées à l'esclavage et de la traite des êtres humains en Mauritanie; salue la décision prise par le gouvernement mauritanien d'incriminer l'esclavage, l'existence d'une juridiction spéciale traitant de l'esclavage et l'annonce par le gouvernement, en mars 2014, de la mise en œuvre d'une feuille de route pour l'abolition de l'esclavage;
4.  constate avec regret qu'il n'y a eu jusqu'à présent qu'une seule affaire dans laquelle des poursuites pour esclavage ont été engagées; demande au gouvernement mauritanien de mettre un terme à toute forme d'esclavage, de promulguer des lois antiesclavagistes et d'adopter des textes législatifs destinés à modifier ou à abroger toute disposition discriminatoire du corpus législatif, y compris les dispositions discriminatoires du code pénal, du code de l'état civil et du code de la nationalité; insiste sur la nécessité d'enquêter réellement sur les allégations d'esclavage et de pratiques similaires et de poursuivre en justice les responsables de manière effective;
5.  demande aux autorités mauritaniennes de mener un travail de sensibilisation en matière de comportement et de croyances de la population en ce qui concerne l'esclavage, et ce, à tous les niveaux de la société; encourage vivement les autorités mauritaniennes à contribuer à modifier le comportement de la société envers la question ethnique et l'esclavage, en particulier en ce qui concerne la communauté Haratin; insiste sur la nécessité de rendre illicite toute discrimination fondée sur l'appartenance ethnique, en particulier dans les domaines de l'éducation et de l'emploi; demande également aux autorités mauritaniennes d'abattre complètement le système d'esclavage fondé sur la caste, notamment en ce qui concerne les employées domestiques;
6.  incite fortement les autorités mauritaniennes à instaurer une éducation formelle universelle, de sorte que les esclaves et les affranchis, ainsi que leurs enfants, puissent acquérir une instruction élémentaire et se doter des outils nécessaires à l'obtention d'un emploi de qualité; fait observer que tous les citoyens mauritaniens devraient avoir le droit de posséder des terres, en particulier lorsqu'ils ont vécu sur celles-ci et les ont cultivées des générations durant, et qu'il s'agit là d'un droit que Biram Dah Abeid et l'organisation IRA-Mauritanie proposent comme clef de voûte de l'abolition de l'esclavage; encourage, à cet égard, le gouvernement mauritanien à ratifier la convention n° 169 de l'OIT, qui reconnaît les formes d'utilisation des terres propres aux peuples autochtones;
7.  souligne l'importance que revêt une relation fructueuse entre l'Union européenne et la Mauritanie pour le renforcement de la démocratie, de la stabilité et du développement dans ce pays; insiste sur l'importance de la Mauritanie en tant que partenaire au sein de la stratégie de l'Union européenne pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel;
8.  exhorte la vice-présidente / haute représentante, le SEAE et les États membres à accroître les efforts consentis pour éliminer l'esclavage en Mauritanie, notamment en veillant à définir une politique claire et praticable en matière d'affaires étrangères et de droits de l'homme, dans le respect du cadre stratégique de l'Union en matière de droits de l'homme et de démocratie, et en mettant en avant le volet "droits de l'homme" de la stratégie dans la région du Sahel, ainsi que dans le contexte du dialogue avec le gouvernement mauritanien, y compris dans le cadre d'accords bilatéraux formels;
9.  charge son Président de transmettre la présente résolution à la vice-présidente de la Commission / haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au Conseil, à la Commission, aux États membres, aux autorités de Mauritanie, à l'assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, au Conseil de l'Europe, à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, à la Ligue des États arabes ainsi qu'à l'Union africaine.
JO C 322 E du 15.11.2013, p. 94.
Textes adoptés de cette date, P7_TA(2013)0431.

Dernière mise à jour: 17 décembre 2014

IRA : John Kerry enfonce le clou, le parlement mauritanien plus lâche que jamais... - chezvlane.com


chezvlane.com – en ligne samedi 2 juillet 2016

 


En 2014 quand le parlement européen a émis une résolution, pourtant non contraignante, qui indexait la politique du pouvoir mauritanien en matière d’esclavage et demandait la libération de Birame, tout de suite le pouvoir mauritanien et l’opposition ont crié de concert au scandale !


En un bond, tout le parlement mauritanien s’est réuni et a voté à l’unanimité une résolution pour menacer en langage diplomatique le parlement européen en l’invitant à s’occuper de ce qui le regarde et d’éviter de se mêler de nos affaires intérieures.


Aujourd’hui, alors qu’on a appris que l’ambassadeur des USA en Mauritanie a couru chez Birame sitôt libéré pour lui apporter son soutien malgré ces propos du prix de l’ONU la veille de sa libération qui n’épargnent personne sauf les négro-mauritaniens du pouvoir :

« Il y a maintenant plus d'une décennie que l'usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s'échine à me faire changer d'avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n'eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l'entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d'Allah, grand et miséricordieux. »

http://cridem.org/C_Info.php?article=684342  

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alors que le département d’état américain avait sorti un rapport terrible sur la situation des droits de l’homme confirmant ce que dit Birame et en rajoutant une tartine à propos de trafic sexuel


alors que Birame sitôt sorti continue, où il le peut, à dire que la Mauritanie est un pays où règne l’apartheid au sens sud-africain du terme


à l’heure où à Nouakchott en plein ramadan on assiste à ce qui peut ressembler à un soulèvement des hratines venus répondre à l’injustice jusqu’à ce que le pouvoir fasse entendre un autre son de cloche, témoignages à l’appui, signifiant que ce déménagement était prévu de longue date avec l’accord des pauvres diables et qu’ils devaient être relogés ailleurs car Aziz leur a donné des terrains viabilisés


voilà que John Kerry en personne remet à Birame et Brahim, président et vice-président, un prix de plus pour leur combat.


A cette heure, on s’étonne que ni le pouvoir mauritanien ni l’opposition n’ose  prononcer une syllabe pour se plaindre de ce soutien américain inconditionnel comme ils le font pour Israël. Où est passé le fier parlement réuni tout entier pour envoyer un message au parlement européen ? Où est l’opposition ?


Il n’y a plus personne ! Tout ce beau monde de politicards s’est engagé contre le parlement européen car justement cela n’engageait à rien… Le parlement européen est une coquille vide en matière de sanction car la Mauritanie tient l’arme de la pêche.


Par contre quand il s’agit des USA, là, on redevient un petit pays du tiers-monde incapable même de convoquer un ambassadeur pour se plaindre car si la lutte pour les droits des hratines et la discrimination positive est un droit et un devoir dans la Mauritanie plurielle, rien ne peut justifier le discours mensonger de Birame à propos d’Apartheid en Mauritanie tant que les mots auront un sens.

L’ambassadeur des USA, Larry Andre n’a pas l’excuse de John Kerry qui n’est pas sur le terrain. L’ambassadeur des USA sait très bien que Birame ment souvent. Pourquoi donc ce soutien inconditionnel ?

Est-ce pour pousser le pouvoir mauritanien au mot de trop et engager une escalade verbale irréversible  ? Peut-être mais cela ne justifie pas le silence de l’opposition ni celui de la société civile. Ce silence du pouvoir est lamentable car on peut s’exprimer officiellement en des termes clairs et diplomatiques pour inviter les renseignements américains à être plus justes.


A la place du pouvoir, j’aurais demandé aux USA de rappeler cet ambassadeur trop impliqué de façon irrationnelle au mépris de tous les principes élémentaires de diplomatie constructive.

http://www.chezvlane.com/2016/05/une-faute-diplomatique-la-visite-de.html

Au lieu de ça, le parlement mauritanien, toujours grande gueule quand il s’agit du parlement européen, n'ose rien dire...

La lâcheté dans toute sa splendeur.

Comme l'a dit Bedredine à Messoud jadis président de l’assemblée : " l'esclave se trompe sur tout sauf sur son maître". Il ne faut pas avoir de fierté à deux vitesses, juste le sens de l’Etat et dire non quand trop c’est trop. 
Nous sommes des amis du peuple américain et même de certaines administrations, de là notre devoir de ne pas laisser pourrir un problème surtout que l’ambassade des USA, plus que tout autre chancellerie, sait reconnaître les talents mauritaniens souvent marginalisés par ce pouvoir et leur permet de bénéficier de bien des programmes d’échanges constructifs et inoubliables. Merci.


Publié il y a 12 hours ago par vlane.a.o.s.a