lundi 10 août 2015

journal de maintenant - lundi 10 août 2015

un expert des droits de l’homme exhorte le Parlement à rejeter le projet de loi mauritanien relatif aux ONGs qui menace la société civile -




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GENEVE (10 août 2015) – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, Maina Kiai, a appelé aujourd’hui le Parlement mauritanien à rejeter le projet de loi sur les associations qui a été approuvé, sans consultations publiques, par le Conseil des Ministres le mois dernier.


« Bien que je soutienne les efforts de la Mauritanie pour réformer et améliorer les lois qui régissent le travail de la société civile, je crains que ce projet de loi, tel que présenté, menace l’exercice des libertés fondamentales dans le pays, en particulier le droit à la liberté d’association », a souligné M. Kiai.

L’expert des droits de l’homme s’est, en outre, déclaré vivement préoccupé par l’absence de consultation avec la société civile avant l’élaboration des amendements au projet de loi sur les associations les fondations et les réseaux d’associations, en contradiction avec les standards internationaux. « Le Gouvernement mauritanien devrait considérer la société civile comme un partenaire clé dans le processus de réforme. »

« Une loi qui met en place des procédures obligatoires ‘d’autorisation préalable’ des associations, au lieu d’un simple processus de ‘notification préalable’, risque d’entraver le travail de la société civile en Mauritanie », a-t-il estimé.

M. Kiai a indiqué qu’ « une procédure de notification qui accorde automatiquement la personnalité juridique aux associations pour qu’elles puissent opérer est plus conforme au droit international des droits de l’homme et devrait être adoptée par tous les Etats, y compris la Mauritanie. » Le droit à la liberté d’association protège également les associations qui ne sont pas enregistrées, a également précisé l’expert.

Le Rapporteur spécial a également averti que si elle venait à être adoptée, « cette loi instituerait des sanctions sévères basées sur des dispositions formulées en des termes vagues et limiterait le champ d’action des associations au seul domaine du développement. »

M. Kiai a exhorté la Mauritanie à aligner sa législation sur les meilleures pratiques émanant des normes et standards internationaux en matière de droits de l’homme, avant l’examen de la situation des droits de l’homme dans le pays par l’Examen Périodique Universel du Conseil des Droits de l’Homme en novembre 2015.

« Dans cette optique, je suis prêt à offrir une assistance technique à la fois au gouvernement et aux législateurs », a noté l’expert.

Cette déclaration a été endossée par deux autres experts indépendants, notamment le Rapporteur spécial sur la liberté d'opinion et d'expression, M. David Kaye, et le Rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, M. Michel Forst.

M. Maina Kiai (Kenya) est entré en fonction en tant que premier Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d’association en mai 2011. M. Kiai a été le Directeur exécutif du Conseil international sur les politiques des droits humains, Directeur du programme Afrique d’Amnesty International et directeur Afrique du International Human Rights Law Group (aujourd’hui Global Rights).

Les rapporteurs spéciaux font partie de ce qui est désigné sous le nom des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant. Pour en savoir plus :





Diko Hanoune, décrié mais franc, honnête et cohérent, et on demanderait autant à ses détracteurs acerbes - https://soninkideesjose.wordpress.com/2015/08/08/.







Ces derniers temps, les supports numériques de certains militants anti-esclavagistes et abolitionnistes, sont victimes d’un acharnement attentatoire sabotant leurs activités cyber-militantes. Parmi ces engagés inconditionnels et sincères, on peut citer Diko Hanoune, le célèbre blogeur et un des responsables du mouvement AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe). Mr Diko natif du Guidimagha mauritanien , en plus du sérieux sans langue de bois de son activisme multidimensionnel, a une singularité d’être de père Haratine, de mère Peulh et d’avoir grandi dans le milieu Soninké. Comme tout être humain, le premier de nos qualificatifs serait L’IMPERFECTION, et Mr Diko peut être qualifié de Tout sauf un faux semblant comme ceux qui adorent le double langage, les révolte sélectives, et les indignations à la carte teintées d’une certaine hypocrisie par évidence. 

Pour tout mauritanien victime non imaginaire connaissant les réalités dans nos contrées et attentif aux sorties intempestives et orientées des certains engagés conditionnels, il est de loin préférable d’avoir affaire à la sincérité des certaines intrusions évitables de Mr Diko Hanoune  que la mauvaise foi des spécialistes du système caméléon. En Mauritanie, si l’ordre racialiste peut permettre une relative lecture binaire d’un Bloc Noir lésé en droit et en opportunités  par rapport à un autre Bloc Arabo-berbère sur les affaires publiques, il est tout autant vrai de reconnaître sincèrement le même mécanisme dans l’ordre féodal. Ce dernier comme l’ordre racialiste, se nourrit de la même source qui est le déterminisme faisant que l’extraction sociale d’un individu lui garantit un statut de super-citoyen. Ce statut a une prégnance sur l’élément politique, administratif, social et sociétal. Les corps judiciaire, sécuritaire et civil sont conditionnés selon les statuts de citoyens , et les possibles différends entre les uns et les autres  sont traités en fonction du poids d’un Nom de Famille, d’une Caste donnée, d’une Alliance ou d’une Subordination d’un subalterne. Et si Mr Diko dénonce des faits de ces genres, tous mauritaniens sincères (Noirs et Blancs) se doivent de lui reconnaître une certaine cohérence dans son engagement contre toutes les injustices, même  n’étant pas forcément d’accord avec la forme. Mais malheureusement on s’offusque de cette sincérité en tordant nos consciences et nos références supposées  intellectuelles, afin d’attaquer, de diffamer et de SALIR pour défendre un Nom de famille et les Alliés participant à l’Ordre étatique injuste qu’on se permet hypocritement de dénoncer depuis Paris et ailleurs en Occident. 

Ceux qui pensent SALIR Mr Diko, disant qu’il serait devenu chrétien, doivent nous édifier en dévoilant leur pensée sur le christianisme et son incidence possible  sur l’engagement d’une personne quelconque. De ce fait, que Diko soit chrétien ou pas, on saura si ceux qui vivent et sucent dans l’environnement accueillant majoritairement chrétien auront la dignité nécessaire d’abandonner Tout du Chrétien en Occident. 

En Occident, en particulier en France avec laquelle  l’histoire coloniale nous as liés, si l’ordre féodal moyenâgeux revenait, tous ceux qui parmi nous (Noirs) jubilent d’une ascendance Super noble pour gonfler leur Sur Moi mesquin, ne seraient même pas comptés parmi les serviteurs du tiers État. Cette France républicaine qui nous permet les facilités d’un accomplissement personnel  (études, diplômes, qualifications, travail, soins, etc…) ne fut pas possible sans une déstructuration d’un certain Ordre Féodal qui ne reconnaissait que LES PRIVILÈGES DE NAISSANCE POUR CERTAINS  à la place DES DROITS POUR TOUS. À partir de ces constats, une honnêteté intellectuelle doit d’être une valeur cardinale et réflexe quand les pratiques féodales et esclavagistes sont indexées dans nos contrées. Il y en a parmi nous, qui ont une gêne suspecte quand les Mots Esclavagiste et Féodal sont liés pour décrire le Mal Mauritanien, et pourtant ils sont très éloquents et à l’aise avec d’autres termes, comme système étatique raciste, système beydane esclavagiste ou régime discriminatoire et anti-Noir. Et au contact de nos soutiens humanistes en Occident, on voudrait faire croire qu’en Mauritanie, il y’a les méchants arabo-berbères pratiquant l’esclavagisme sur les haratines (Noirs) et le racisme contre les Noirs en général. Pourtant en toute sincérité, une Mauritanie esclavagiste est foncièrement féodale à travers les différents segments; tribal, ethnique, communautaire et sociétal. Comme aussi, une Mauritanie sous ordre étatique raciste ne peut qu’être forcément clientéliste en soignant les privilèges exclusifs et transcommunautaires des milieux dominants. Finalement, les injustices de fond qui rongent et sabotent l’État de droit et la plénitude de la citoyenneté, dépassent la lecture simpliste et ressassée du Tout Noir Victime et Tout Arabo-berbère Méchant. L’activisme de Mr Diko et ses camarades s’inscrit dans une approche transversale par laquelle les injustices et leurs auteurs de tous bords n’ont pas de couleurs, d’ethnies, de tribus ni de communautés particulieres. Ceux qui font régner l’ordre féodal sur le matériel l’immatériel dans les contrées negro-mauritaniennes au nom d’une Notabilité ancestrale et coutumière, ne sont pas plus humanistes, plus citoyens, plus accueillants, plus solidaires et plus progressistes que ceux qui, parmi les arabo-berbères, se basent sur des références racialistes et esclavagistes concernant les affaires étatiques. 

Pour finir, on osera un petit rappel à ceux qui croient sanctuariser leurs proches qui s’entretiennent et se recyclent au sein de tous les régimes qui se sont succédés en Mauritanie. Ils se permettent avec éloquence de critiquer et de traiter de tous les noms, certains hommes politiques français de gauche jusqu’à l’extrême droite pour leurs pratiques, leurs positions politiques et leurs idéologiques à l’intérieur ou l’extérieur de la France. Mais subitement, les mêmes critiques venant d’autres à l’endroit de leurs proches dans le cadre public mauritanien, sont perçues comme des attaques familiales et des propos haineux et jaloux. De grâce, il est temps d’arrêter de compter 6 chez l’autre et 9 pour soi. 

SoninkIdees-J’ose by K.S