vendredi 7 juin 2013

reçu d'un jeune ami musulman - les quatre épouses et les quatre éléments - Ibn Arabî


Les quatre épouses et les quatre éléments.

C’est ainsi que notre Loi est venue comme étant la plus parfaite des lois révélées car elle suit le cours des réalités universelles (1). C’est pourquoi le détenteur de la Loi islamique reçut les Paroles synthétiques, tout en s’en tenant à quatre épouses (correspondant aux quatre éléments) et en interdisant d’en prendre davantage par contrat de mariage, mais sans prendre en compte les esclaves concubines (mulk al-yamîn) dont il légalisa malgré tout la possession pour en faire le pendant du cinquième élément (la quintessence) (2) dont certains savants soutiennent l’existence. De même les éléments (procédant)  du monde de la nature sont également au nombre de quatre (3) et c’est à partir de la « copulation » du monde d’en haut avec ces quatre éléments que Dieu existencie tout ce qui s’y reproduit (4).

A ce sujet on compte au moins six écoles distinctes : L’une d’elle prétend que chaque élément est un principe à part entière (ou : autonome) (5).Une autre soutient que l’élément feu est au principe des autres, l’air étant une condensation du feu, l’eau une condensation de l’air et la terre une condensation de l’eau (6).D’autres affirment que l’air est le principe originel qui se transforme en feu par évaporation (7) et en eau par condensation ;D’autres soutiennent que c’est l’eau  qui est à l’origine des trois autres ;D’autres voient dans la terre l’élément principiel ; D’autres enfin avancent l’existence d’un cinquième élément différent des quatre autres (et qui en serait l’origine) et dont nous avons établi la correspondance avec le concubinage (mulk al-yamîn, litt. : « possession d’esclave »). Notre Loi en vertu de son caractère synthétique en matière de « mariage » inclut donc un cinquième élément afin que toutes les écoles (tendances) y soient représentées.


Ibn ‘Arabî

reçu de Mounir – vendredi 7 Juin 2013

journal de maintenant - vendredi 7 juin 2013

mercredi 5 juin 2013

reçu d'un jeune ami musulman - la dureté du coeur . Seïdina Ahmed Tijani


La dureté du coeur

Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :    

"Louange à Dieu. Le louer est un devoir, comme il est approprié. Sache, que Dieu nous guide dans la voie de sa guidance, que la dureté du cœur est l’un des plus grands problèmes, elle est la plus grande épreuve après la mécréance.Les raisons de la dureté du cœur sont englobées dans ce que je vais vous raconter maintenant. Si on les évite, le cœur s’adoucit et s’éveille au bien."Elles sont ce qui suit :- La persévérance dans n’importe quelles mauvaises actions.- La longue espérance de vie.- La colère en dehors de la cause de Dieu.- La jalousie vis-à-vis des croyants.- L’amour de ce bas monde.- L’amour du pouvoir.- Parler ou agir dans ce qui ne nous concerne pas même dans le peu.- L’excès de rire. - L’excès de plaisanterie. - La joie pour des choses éphémères. - Le souci qui est dû à leurs pertes (les choses éphémères).- L’insouciance face à l’évocation d’ALLAH.- L’insouciance face à la pensée concernant les difficultés de l’au-delà comme la tombe, le jour de la résurrection et ses difficultés, le feu et ses châtiments, le paradis et ses bienfaits et ainsi de suite.- La distraction qui nous empêche de penser à cela.- Fréquenter les gens imprégnés par les jeux et les distractions, en écoutant leur parole et en s’installant avec eux loin d’une nécessité religieuse.>- La compagnie des sots immatures intellectuellement et religieusement.- Manger l’illicite et le douteux.- Le rassasiement.- L’excès de consommation d’eau.- L’excès des passions.- L’excès du sommeil.- L’excès dans les pensées du cœur en dehors de ceux concernant ALLAH et les états de l’au-delà tel que la tombe et ce qui s’y rapporte.- L’insuffisance de Dhikr.- L’autosatisfaction.Ce sont les 24 raisons, chacune parmi elles est la cause de la dureté du cœur.Celui qui veut adoucir son cœur doit s’attacher aux raisons opposées en délaissant celles-là, je cite :- Le rappel continu de la mort avec un réel repentir.- La courte espérance de vie ici-bas par l’omniprésence de la pensée de la mort à chaque souffle.-

Sentir la présence d’ALLAH à chaque instant par le cœur, la langue et les membres.- La colère doit être évitée dans tous les cas sauf pour Dieu.- L’éloignement de la haine éprouvée pour les musulmans en général parmi les amis, les ennemis et les conseillers.- Le renoncement à la vie d’ici-bas.- L’éloignement de toutes les formes de pouvoir ainsi que ses causes.- Délaisser ce qui ne nous concerne pas par les paroles et les œuvres.- Le long silence si ce n’est pour évoquer ALLAH.- La tristesse prolongée face aux situations dans l’au-delà.- L’éloignement des plaisanteries et de ces gens.- L’éloignement de la calomnie et de ces gens en ne s’installant pas avec ceux qui n’évitent pas la calomnie même peu.- Délaisser la joie pour des acquis éphémères.- Délaisser la tristesse lorsqu’on se sépare des choses éphémères.- Etat d’éveil en faisant le dhikr.- La réflexion prolongée au sujet de la mort, de la tombe, des états du jour de la résurrection, les degrés de la géhenne et ses supplices, ceux du paradis et de ses bienfaits.- S’isoler de la compagnie des hommes en général sauf ceux qui nous aident à évoluer en religion, tel que pour les prescriptions, le rappel et l’exhortation, le cheminement.- Ne pas prêter attention aux paroles des gens et éviter de s’installer avec eux.- La compagnie des vertueux qui nous aide à évoluer dans la voie de l’au-delà et incite à s’attacher à elle. Sinon, s’il n’existe pas, l’isolement est préférable.- Manger le licite autant que possible.- Subir la faim et la soif. Ce qu’on veut dire de la faim et de la soif c’est le juste milieu sans carence et ni excès.- Abandonner toutes les formes de passion en gros et en détail, sauf pour une nécessité extrême.- La persévérance dans les veillées sans excès, ni carence.- Abandonner les pensées du cœur dans autre chose que Dieu et les situations de l’au-delà.- Multiplier le Dhikr d’ALLAH.- Considérer son ego comme un ennemi en abandonnant tout effort fait dans l’objectif de satisfaire son ego et éviter de se venger pour lui (l’ego).Tous ces principes sont les causes de la douceur du "cœur".

texte tiré du livre Jama’de Sidi Mohamed ibn Mechri (qu’Allah l’agrée)

recherche et traduction par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe  

journal de maintenant - mercredi 5 juin 2013

ce que je reçois d'un jeune ami musulman - " Qu'a donc perdu celui qui T'a trouvé ? - Emir Abdel Kader d'après des oraisons de Ibn 'Ata Allah


Qu'a donc perdu celui qui T'a trouvé?


                      "Et si vous êtes patients- certes cela (huwa) est meilleur (khayr) pour ceux qui sont capables d'être patients" (Cor. 16: 126).Dans ce verset, Allah console Ses serviteurs patients dans les épreuves en annonçant qu'il est Lui-même le substitut et le remplaçant de ce qu'ils ont perdu et qui agréait à leurs dispositions naturelles.

Être patient consiste en effet à contraindre l'âme à accepter ce qui lui répugne; et elle éprouve de l'aversion pour tout ce qui n'est pas en accord avec sa prédisposition dans l'instant présent, même si elle sait que cela sera un bien pour elle par la suite. La douleur psychique (nafsani) et naturelle que les âmes ressentent lorsqu'elles sont ainsi contraintes ne peut être repoussée que si un état spirituel puissant et dominateur s'empare d'elle et leur fait oublier ce qui cause leurs souffrances et ce qui leur aurait donné du plaisir. C'est parce que l'homme ne peut, de lui-même, échapper à cette douleur que les plus grands saints ont pleuré, gémi, soupiré, demandé secours et prié que ces souffrances leur soient épargnées. Il n'en va pas de même pour la souffrance spirituelle (ruhani), que l'homme est capable de repousser. Aussi voit-on les saints se réjouir intérieurement, heureux, satisfaits, sûrs que ce qu'Allah a choisi pour eux est ce qu'il y a de meilleur, tranquilles devant la souffrance [spirituelle] qui les atteint. Aucune chose n'est déplaisante et mauvaise par essence, mais seulement par rapport aux "réceptacles" et aux prédispositions des corps physiques.

Si l'on considère à présent les êtres sous le rapport de leurs réalités métaphysiques (al-haqa'iq al-ghaybiyya), tout ce qui leur advient leur convient. Plus encore: rien ne leur advient qui ne soit exigé par leur nature essentielle.Allah a donc annoncé à ceux qui supportent avec patience la perte de ce qui leur est agréable - santé, richesse, grandeur, sécurité, possessions et enfants - que "Lui" [car tel est le sens propre du pronom huwa rendu plus haut par "cela" conformément à la manière dont ce verset est habituellement compris] est meilleur (khayr) pour eux que ce qu'ils ont perdu: car ceux-là savent que "Lui" [qui est le Nom de l'Essence suprême absolument inconditionnée] est leur Réalité inséparable et leur refuge nécessaire, et que les choses agréables qu'ils ont perdues étaient de pures illusions (umur wahmiyya khayaliya).Allah - qu'II soit exalté ! - a employé ici le terme lahuwa, "certes Lui"; or le huwa est la Réalité insaisissable, inconnaissable, qui ne peut être nommée ou décrite. Il est le Principe non manifesté de toute manifestation, la Réalité de toute réalité. Il ne cesse ni ne se transforme, ne part ni ne change. Huwa n'est pas employé ici comme pronom de la troisième personne - la personne absente -grammaticalement corrélative d'une première personne - celle qui parle - et d'une deuxième - celle à qui l'on parle [ce qui impliquerait une multiplicité que transcende infiniment le huwa métaphysique]. Allah n'a pas dit: la-ana, "certes Moi", car le pronom ana a un caractère déterminateur puisqu'il implique la présence. Or tout ce qui est déterminé est par là même limité.

Quant au terme "meilleur" (khayr), c'est [grammaticalement] un élatif qui suppose donc comparaison entre deux termes qui ont entre eux quelque chose de commun. Certes, rien de commun et aucune comparaison ne sont concevables ici: mais Dieu parle à Ses serviteurs le langage qu'ils connaissent et les conduit par les chemins qui leur sont familiers. Sinon, qu'y a-t-il de commun entre l'être et le néant ? Et comment comparer la réalité et l'illusion? Celui qui a trouvé Allah n'a rien perdu; et celui qui a perdu Allah n'a rien trouvé. C'est ce qu'on lit dans les oraisons de Ibn 'Ata Allah."Qu'a donc trouvé celui qui T'a perdu? Et qu'a donc perdu celui qui T'a trouvé ?"

Mawqif 220

Emir Abdel Kader