mardi 1 janvier 2013

journal de maintenant - mardi 1er janvier 2013

Mardi 1er Janvier 2013

----- Original Message -----
From:
Sent: Tuesday, January 01, 2013 11:10 AM
Subject: info

"Le gouvernement mauritanien naturalise les sahraouis des camps" :
Un site mauritanien l'affirme aujourd'hui et révèle, à ce sujet, des contacts pris entre le colonel Ould Baya, Wali du Tiris Zemmour et les responsables du Polisario. L'opération est initiée avec l'appui du  député de Bir Mogrein. Un autre dossier de nature à (1) compliquer davantage la situation sociale-démographique du pays (imaginons que le président du groupe parlementaire de la majorité en fasse autant pour les kountas de l'Azawad ou que le maire de Kaédi incite à l'enrôlement des Pulaar de l'autre rive !)  et (2) ingérer la Mauritanie dans l'imbroglio sahraoui "à ses dépens".

http://www.essirage.net/news-and-reports/10484-2012-12-31-19-14-58

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To:
Sent: Tuesday, January 01, 2013 11:53 AM
Subject: Re: info

Ce me semble très grave, et tout manifestement va se compliquer de plus en plus.

Ensemble

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From:
Sent: Tuesday, January 01, 2013 12:35 PM
Subject: Re: info

En poursuivant ma consultation matinale des sites, je tombe également sur un article qui réagit à cette info (publiée par d'autres sites visiblement bien avant aujourd'hui). http://www.essirage.net/opinions-and-analytics/10478-2012-12-31-13-33-43
Elle est signée d'un hartani et(en m'excusant de la traduire dans son intégralité) elle sous-entend que des enrôlements d'autres non mauritaniens(azawadiens, sénégalais, etc.) ont lieu. L'auteur s'insurge particulièrement contre l'enrôlement de "bidhan" (maures blancs) pour "gonfler" le nombre de ceux-ci au dépens, dit-il, des hratines et des noirs de la vallée. C"est, pense-t-il, de nature à perpétuer ce qu'il appelle l'"état bidhane".

Mon pays est-il si mal barré?

Extraits traduits : 
 
(...) Les premiers gouvernements étaient (formés) sur la base exclusive de la Grande famille, maure et nègro-mauritanienne au même titre...
(…) la dernière génération de l’ère Maaouya fut celle des rejetons de ministres et aujourd’hui, nous voici en face d’un gouvernement mixte, où il y a des fils de Cheikh Sidiya,  Cheikh Hadrami et Cheikh Sid’El Moctar*…Il y a aussi les fils des « cousins » des anciens ministres, ainsi que des ministres par procuration de sénateurs, de généraux ou de députés…N’oublions pas que ceux-ci ont obtenu leurs positions par le biais de la famille, ou du clan, tandis que la majorité écrasante des mauritaniens, les vrais, n’ont de rôle que d’être des instruments que chacun de ceux-là utilise contre l’autre.
Personne n’a compris, malheureusement, nos mises en garde répétées contre le danger du « racisme d’état » qui consiste en la prise en main par les « bidhan » de tous les leviers de la vie politique et économique, ainsi qu’au niveau de l’administration et de l’enrôlement des populations.
(...) On comprend maintenant pourquoi MOAA a tenu à  nommer un de ses cousins à moitié mauritaniens sans compétence ni connaissance à la direction de l'enrôlement des populations avec des pouvoirs absolus et des orientations données en l'absence des hratines et les négro-mauritaniens; mêmes les applaudisseurs parmi eux.
(…) Nous appelons ici à l’arrêt de l’enrôlement des étrangers, ainsi que leur naturalisation, quels que soient la couleur de leur peau, leur pays ou leur ethnie et invitons les mauritaniens à prendre conscience des complots qui s’ourdissent contre ce pays…"

(*)  Familles maraboutiques représentées au sein des anciens pouvoirs et + fortement au sein de celui de MOAA

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To:
Sent: Tuesday, January 01, 2013 2:01 PM
Subject: Re: info

Est-on en truquage continué d'une autre manière que depuis dix-huit mois, pour les recensements électoraux, et donc les listes pour les scrutins en gestation ? ou bien déjà en partage des dépouilles, une frontière dont l'artifice se découvrira vite, s'établissant entre "noirs" et "blancs" au Sahel ?
 

----- Original Message -----
From:
Sent: Tuesday, January 01, 2013 6:21 PM
Subject: Re: info

Malheureusement tout cela à la fois. En décidant d'effectuer un nouvel enrôlement des populations, MOAA avait certainement en vue de mettre en place ses "propres" outils démographiques à but électoral. Il a appuyé ainsi sur les zones de fissures démographiques du pays et, le contexte étant ce qu'il est, ce sont autant de démons du sectarisme qu'il  réveillés et d'entrées à la discorde qu'il a ouvertes.

voeux pour un pays

en ligne d'ici cet après-midi

lundi 31 décembre 2012

Mohamed Ould Borboss - entretien accordé à El Hourriya

 

Mohamed Ould Borboss, professeur de Lettres, ancien militant  du mouvement Elhor, de AC et de l'APP. Maire d’El Mina, en 2001 sous les couleurs de l’APP puis ministre dans l’un des gouvernements de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, en 2008. Quelques mois, après une crise au sein de l’APP, Borboss et un groupe de camarades de lutte, décident de constituer un comité de crise (APP/Comité de crise) pour former  le parti El Moustaqbel, dont il est le président.

Elhourriya : Monsieur, Mohamed Ould Borboss, vous avez cheminé à côté de Messaoud Ould Boulkheir, d’Action pour le changement à l’Alliance populaire progressiste et peut-être même avant dans le cadre du mouvement Elhor. Peut-on savoir les véritables raisons de la rupture qui vous avez poussé à constituer un comité de crise puis former un parti politique ?

Mohamed Ould Borboss : Nous avons milité avec Messaoud dans les partis et le mouvement que vous avez cités et d’ailleurs au sein de l’UFD/EN, en 1992. Nous avons partagé à un certain moment, les mêmes idées et les mêmes convictions politiques. Et, d’ailleurs, nous avions une même perspective de la réalité de situation générale dans notre pays. Et s’agissant des causes de la rupture, tout à commencer par le discours de Messaoud, à la maison des jeunes, en disant que personne ne peut contrecarrer ses propos et il agi en chef, de sa gestion personnelle du parti, de ses prises de décisions sans se concerter avec les autres et de son isolement. Suite à ses déroutes politiques, nous n’avons jamais cherché la place de Messaoud, mais on voulait une entente et une concertation sur la gestion des affaires du parti. Alors, Messaoud, ne voulait de nous que des esclaves et non  des collaborateurs. De ce fait, nous avons cherché à le rencontrer plusieurs fois, pour remettre de l’ordre dans le parti et dans le discours et il ne l’a pas voulu. Donc, voilà, les causes de la rupture et donc de notre départ de l’APP, tête haute !
Elhourriya : Votre engagement politique au côté d’Ould Boulkheir, vous a conduit à la tête de la mairie d’El Mina, en 2001. Et, il vous d’ailleurs permit d’être ministre. N’avez-vous pas l’impression d’avoir une dette morale envers vos partenaires politiques qui sans doute ont contribué à votre promotion ?
Mohamed Ould Borboss : J’ai bien sûr, une dette, et  elle est  d’ailleurs grande ! Mais croyez-moi, elle est envers les militants et non envers une personne. J’ai été maire d’ElMina, indépendant de ma volonté, ce sont les militants du parti qui m’ont choisi et ils n’ont pas été déçus de ma part. Ma responsabilité a été bien assimilée.  De grandes  réalisations ont été faites et l’administration a été valorisée et réformée au sein de cette commune. Pour ce qui est de mon choix d’être ministre, j’ai été privé de ce poste, pendant un an et cinq mois. Cependant une fausse thèse a été avancée, soit disant que lorsque j’étais maire, l’IGE a trouvé lors de son contrôle à la mairie d’El Mina, un déficit de 500000 ouguiyas et cela peut dire que Borboss n’est pas propre. Ce qui est faux et que je n’ai pas accepté en avançant des preuves justes et convaincantes.

Elhourriya : Qui était derrière le refus que vous soyez ministre ?

Mohamed Ould Borboss : C’est Messaoud en personne  qui a voulu que je sois privé de ce poste ministériel et cela m’a surpris et j’étais  très touché que cela soit de sa part. J’ai même manifesté ma déception. Finalement, j’ai occupé le poste de ministre durant 5 à 6 mois.

Elhourriya : Passons aux élections et à la COD dont vous êtes membre.  Faut-il s’attendre à ce que votre très jeune parti, boycotte les futures élections si la coordination de l’opposition démocratique décide de ne pas y participer ?

Mohamed Ould Borboss : Les élections ne peuvent avoir lieu dans les conditions actuelles, plus de la moitié des populations n’est pas encore recensée, nous ne disposons pas de fichier électoral fiable, la situation politique n’est pas favorable et en plus de tout cela, on ne peut aller à des élections avec quelqu’un qui n’est  pas pour la transparence.  Alors, le parti El Moustaqbel est membre de la COD et il travaille avec son  règlement et sa politique.

Elhourriya : Une idée sur le parti El Moustaqbel

Mohamed Ould Borboss : Le parti El Moustaqbel est un parti qui a pour objectif la justice, l’égalité et la concorde. Et, c’est un parti qui milite pour les droits des vulnérables, des marginalisés et des opprimés.  Il est d’ailleurs l’institution qui cherche à éradiquer  totalement l’esclavage, à réinsérer  ses victimes et à créer un climat de cohabitation entre toutes les composantes de la Mauritanie. Nous militons de façon responsable et légale, toute en restant contre toutes les formes de violations des droits de l’homme. En bref, El Moustaqbel, vise un avenir meilleur et  prospère  pour la Mauritanie et pour les mauritaniens.

Propos recueillis par Daouda SIDI